Centrafrique : deux otages camerounais libérés par des villageois près de Bangui

Kangbi-ndara.com / La nouvelle n’a pas été ébruité mais la Gendarmerie nationale (GN) centrafricaine affirme en « off » la bref enlèvement de deux sujets camerounais le 22 janvier 2014 au Village Gbago à moins de 60 kilomètres de Bangui par des hommes armés assimilés aux éléments d’Andilo, chef anti-balaka arrêté le 17 janvier dans la localité de Bouca (Centre-Sud).

ddddddD’après un sous-officier de la GN deux camionneurs camerounais ont été pris en otage au Pk 55 par des hommes du général autoproclamé des miliciens anti-balaka Rodrigue… connu sous l’appellation d’Andilo.

Il s’agit précisément de Mr Georges Tantandia d’un conducteur de véhicule semi-remorque de marque Mercedes immatriculé NWTR 473 AS propriété de la Société Transimex et son apprenti prénommé Elvis qui revenaient de Kaga-Bandoro en convoi escorté par la Minusca.

D’après les faits rapportés par le gendarme en question, pendant les heures de pauses du convoi onusien, le conducteur camerounais et son apprentie ont décidé de poursuivre leur périple sur l’axe Damara  évoquant un problème technique sur leur véhicule. C’est à hauteur du Village Gbago au Pk 55  qu’ils sont tombés entre les mains des anti-balaka en provenance de la Ville Bouca où Andilo a été arrêté. Leurs ravisseurs les ont conduits dans leur campement en plein brousse. Les miliciens espéraient obtenir la libération d'Andilo en échange des camerounais. Dès que la nouvelle du rapt est parvenue aux habitants de Gbago, aussitôt quelque villageois munis d’armes de fabrication artisanale ont pris d’assaut le campement dans anti-balaka où se trouvaient les deux otages leur infligeant des pertes en vie humaine (2 anti-balaka tués) et 3 Ak 47 récupérés ainsi que les otages relâchés. Les autres miliciens ont pris fuite en promettant de revenir à charge ultérieurement. Une équipe blindée de la Force française de la Sangaris s’est déployée au Village Gbago. Les otages et les armes ont été remis à la Minusca un jour après l’assaut des villageois.

La rédaction

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