Centrafrique : Fidèle Gouandjika s’auto proclame candidat à la disqualification

Kangbi-ndara.net / « Toute cette pourriture (ndlr, ceux qui ont géré hier et qui en veulent encore) doit quitter la vie politique, moi y compris…C'est mon combat… », propos de Fidèle Gouandjika, ancien ministre de l’Agriculture et du Développement Rural en exile depuis 2013.

chegueLa vielle classe politique, gérante de la République centrafricaine, plus de 53 années passées, qui selon Fidèle Gouandjika alias « Chégué » a failli à sa mission de faire de ce pays un modèle de démocratie, doit être mis hors champ de grandes décisions et de gestion de la chose publique afin de mettre à l’épreuve la jeunesse montante.

 En effet, Gouandjika se dit engagé à mener le combat, avec pour arme ultime « la puissance de la parole », afin de barrer la route à l’équipe des persécuteurs de la démocratie en Centrafrique, dont il s’y reconnait. « Toute cette pourriture doit quitter la vie politique, moi y compris. La jeunesse doit comprendre cela. C'est mon combat depuis toujours » a dit Fidèle Gouandjika.

« Mobilisez vous (ndlr, la jeunesse centrafricaine) pour nous chasser, nous les fossoyeurs de la démocratie afin de mettre fin, définitivement, aux tentatives de coup d'Etat et de prise de pouvoir par la force », a-t-il incité la jeunesse centrafricaine à l’action.

Fidèle Gouandjika a pris librement cette décision selon une proposition de recommandation qu’il invite les  leaders de la jeunesse centrafricaine à prendre en compte lors du Dialogue Politique et de la Révision de la Constitution prévu par le Sommet de la CEEAC sur la Centrafrique à Malabo en juin dernier. Gouandjika préconise trois critères d’exclusion aux pourparlers inter-centrafricain: «  les chefs d'Etat et chefs de gouvernement ainsi que les membres du gouvernement, les parlementaires dont les régimes ayant abouti à une guerre fratricide ; les présidents fondateurs et président des partis ayant essayé de prendre ou ayant pris le pouvoir par un coup d'Etat ; les personnalités politiques, civiles et militaires déclarées comme étant des fossoyeurs de la démocratie ».

Il convient de signaler que l’ancien ministre Gouandjika n’a jamais annoncé officiellement, ni déposé les dossiers requis pour le dépôt de sa candidature pour un mandat présidentiel, même s’il a, sur sa page Facebook estimé remporter l’élection présidentielle future avec le pourcentage écrasant de 53% au premier tour.

Johnny Yannick Nalimo

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