Centrafrique : Ils seraient trois, ils voudraient destabiliser le pouvoir transitoire en place

Bangui le 30 mai SYLVAIN LIMBIO à Kangbi-ndara.net / Un complot militaro-politique de nature à soulever une insurrection populaire à Bangui  serait déjoué de justesse par les autorités de la transition actuelle dont certains affirment en « off » identifier les auteurs.

La tension reste tendue ce matin à Bangui et les banguissois s’interrogent encore sur le regain des violences cette semaine. Trois nom, trois personnalité et un objectif : fragiliser le pouvoir en place.

Des sources politiques concordantes à Bangui, les auteurs du complot évoqué hier par le Premier ministre de la transition centrafricaine André Nzapayeké dans un entretien sur RFI (Radio France internationale) seraient les nommés, Jean Jacques Demafouth (ministre Conseiller à la présidence en matière de défense), Joachim Kokaté (Capitaine de l’armée, conseiller spécial à la Primature et ex leader des anti balaka) et Cyriaque Souké (Directeur Général de la Jeunesse pionnière nationale, conseiller à la présidence)et ex chef des mutins pendant le règne de l’ancien Président Ange Félix Patassé.

L’un des proches de Jean Jacques Demafouth a signalé à Kangbi-ndara.net sous couvert d’anonymat, depuis le lundi dernier, qu’il se préparait un complot de haute envergure à Bangui.

D’autres sources révèlent que les violences enregistrées cette semaine  en commençant par le lynchage de trois jeunes musulmans dans le 5e arrondissement de Bangui, le carnage à l’Eglise Notre Dame de Fatima à Bangui et les manifestations hier dans les 2e et 1e arrondissement de Bangui résulteraient du complot de paralysie du pouvoir en place dont les présumés auteurs seraient cités ci-dessus.

D’autres langues anonymes se délient en indiquant que les suspectés auraient rassemblé, pour une cause qui dirait son nom au fil de la journée d’aujourd’hui, les antibalaka du Sud de Bangui et des sujets citoyens congolais qu’ils ont aidé à traverser la Rivière Oubangui. Il serait question de réarmer ces jeunes avant qu’ils ne soient opérationnels à Bangui. Une partie des  armes proviendrait de la Ville de Sibut (fief de Demafouth) tandis que le reste serait distribué surplace à Bangui en complicité avec certaines forces étrangères mandatées pour pacifier le pays.

Les autorités de la transition auraient instruis les forces de l’ordre de procéder à l’arrestation de Jean Jacques Demafouth dan la nuit du 29 au 30 mai mais la force française Sangaris, sous les injonctions de l’Ambassadeur de France à Bangui, se serait opposée. Une réaction qui n'est pas loin d’infirmer  la dénonciation faite par Paul Cyriaque Semaporo relative aux nombreux appels téléphoniques du Premier ministre, pour une intervention des troupes française à Fatima, que "Soriano le chef de Sangaris à Bangui ne décrochait pas".

A suivre…

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