Centrafrique : inquiétante absence du président du parlement Meckassoua

Kangbi-ndara.info/ Deux mois en dehors du territoire. Deux mois sans que l’on ne sache exactement ce que le président de l’Assemblée nationale (PAN) de Centrafrique, Abdou Karim Meckassoua, fait en France. La raison de santé ne tient plus la route depuis que ses proches confirment que le PAN respire la santé.

Parti officiellement en France en mai dernier pour des raisons de santé, désormais le retour du président du parlement centrafricain semble être fixé au calandre grec.

En prolongeant pour une raison inavouée son séjour en France, la deuxième personnalité politique et institutionnelle  de la République Centrafricaine, Abdou Karim Meckassoua, député du 3ème arrondissement de Bangui fait planer des inquiétudes dans le milieu politique centrafricain.

De plusieurs sources concordantes proches de son association politique Chemin de l’Espérance, l’Etat de santé du PAN ne pose présentement aucun problème.

Pour quelle raison le Meckassouaest-il resté en France  ? Est-ce une manière de boycotter la collaboration avec l’actuel bureau dont le 1er vice-président est l’honorable Symphorien Mapenzi ? N’y-a-t-il pas lien entre ce séjour prolongé et l’échec accusé par son clan lors du renouvellement du bureau parlementaire ? Aurait-il prétexté le motif de maladie pour gagner son ticket de sortie via le simulacre d’appui sur une béquille et la douleur des genoux ployés ? Est-ce un abandon de poste qui ne dit son nom ?

L’intérim à la présidence de l’Assemblée nationale centrafricaine est assuré depuis plus d’un mois par le 1er vice-président Symphorien Mapenzià qui l’on recommande prudence sachant que Meckassoua n’est pas du genre à laisser un morceau de fromage sans qu’il y ait souricière à côté.

C’est une évidence,Meckassoua a frôlé une interdiction de sortie des forces de sécurité des frontières le jour de son départ en main dernier mais le gouvernement par le ministre de la Justice Flavien Mbata a instruit de le laisser passer.

A qui veut l’entendre, le PAN centrafricain se félicite encore du « coup joué » en 2003 au feu Président Ange Félix Patassé. Son ombre est perçut derrière la chute du régime de l’ancien Chef d’Etat centrafricain François Bozizé en 2013 aussi derrière la rapide éviction au pouvoir de l’ex-chef rebelle Michel Djotodia et le putsch déjoué du 26 septembre 2015 ayant failli emporter le régime transitoire de l’ancienne Chef d’Etat Catherine Samba-Panza. La totalité des coup-forés de Meckassoua se prépare toujours de l’extérieur.

Bangui n’a-t-il-pas raison de s’inquiéter de cette absence faisant sentir l’odeur de roussi ?

Kangbi-ndara




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