Centrafrique : Karim Meckassoua va-t-il succéder à André Nzapayéké ?

Bangui le  12 juin Chedly Joukov à Kangbi-ndara.net Entre la Primature en la Présidence, le fossé semble élargi. On se regarderait en chiens de faïence, mais après tout, c’est la fin qui compte. Depuis quelque temps, le torchon semble brûler entre la Présidente de transition Catherine Samba Panza et son Premier Ministre André Nzapayéké. En toile de fond, la question du remaniement du gouvernement et ensuite quelques points sur la gestion de la crise.

meckassouaPersonne n’est sans savoir qu’à la Présidence, il y a un autre gouvernement, pareillement à la Primature (un double gouvernement à la Primature). Officiellement, il ya des conseillers virtuels, et officieusement il ya les proches parents, les amis et autres qui jouent également le rôle de conseillers. C’est sur ces derniers que la Présidente comme le PM donne assez de considération. L’annonce de remaniement du gouvernement a été faite bien avant par la Présidente. L’opinion nationale semblait déconcentrée à cette annonce qui devrait donner un nouveau souffle à la transition.

Le PM lui, devrait consulter la classe politique centrafricaine. La proposition de M. André Nzapayéké a été purement et simplement rejetée par la Présidente, qui voyait ses proches parents comme amis écartés de la nouvelle équipe. En coulisse, il faut voir la pression de l’ex-séléka, jugée par la Primature, proche de la Présidence.

Depuis Ndélé, où la séléka avait tenu son congrès (vivement critiqué par l’opinion national et international), l’ancienne rébellion avait exigé la primature. Cette thèse serait acceptée à la Présidence et un nom a été donné: celui de l’ancien ministre d’état sous le régime de Bozizé, M. Abdou Karim MECKASSOUA.

Même avant cette polémique, ce dernier avait été consulté avant la nomination  de l’actuel PM. La pression de certains chefs d’état de la sous-région a renversé la tendance en faveur de l’actuel locateur de la primature.

A la Primature, le blé est tombé dans les cailloux. Mais à la Présidence, M. Méckassoua serait l’homme le mieux placé pour réussir là où l’actuel PM a échoué. Tout compte fait, le dé est jeté. A chacun de juger si la proposition de l’ex séléka  pourrait aider à la résolution de cette crise.

 

 

 

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