Centrafrique : La partition du pays consommée dans 11 villes ?

Le drapeau du Mouvement Indépendantiste du Nord-Centrafrique (MINCA) serait déjà fixé dans onze grandes villes des régions de l’Est, du Centre Nord et du Sud de la République centrafricaine. C’est une information de bonne source mais à prendre avec des pincettes.

1558568_578894042195071_416435344_nD’une source politique proche de la Séléka mais opposée au projet sécessionniste de la Centrafrique, les villes de Sibut, Grimari, Bambari, Alindao, Mobaye, Bangassou, Kémbé, Bria, Sam Ouandja, Birao et Ndélé (Est, Centre, Nord et Sud) porterait depuis soixante douze heures le drapeau du MINCA. Ces villes se situent géographiquement dans la portion du territoire réclamée par les islamistes en terre centrafricaine à savoir le Nord du pays.

La source   insiste sur le fait que la brève occupation de la ville de Sibut par des hommes armés, il y a près de 72 heures, n’était qu’un signal donné par les envahisseurs, « c’est le processus de la division du pays qui vient d’être enclenché à Sibut…le gros du travail reste à abattre, et au regard de la situation actuelle, il serait très difficile de barrer la route aux islamistes, la partition est déjà consommée », révèle à regret la source protégée sous couvert d’anonymat.

Quel en est-elles des réalités sur le terrain ? Les hommes armés qui ont investi la ville de Sibut, se sont repliés aussitôt en direction des villes de Kaga-Bandoro (Centre-Nord) et Bambari (Centre) après l’arrivée de la MISCA et des forces Sangaris. La rédaction de kangbi-ndara.net a vainement tenté en ce début de soirée de joindre par voie téléphonique les habitants des villes citées ci-dessus. Toutefois, cette volonté sécessionniste émanant de la Séléka n’est plus un secret pour le monde entier depuis le 22 décembre 2013, suite à la déclaration « hasardeuse » d’Abakar Sabone, ancien Conseiller Spécial de l’ancien Président de transition centrafricaine, Michel Djotodia.

Par ailleurs, une autre réalité du terrain est la présence signalée du Chef de la LRA, Joseph Kony, qui aurait quitté la  ville de Nzako (Est) ou il se trouvait avec ses éléments pour regagner la ville minière de Bria (Centre-Est). Quelques miliciens de la LRA sont encore visibles à Nzako jusqu’à ce 3 février, indique un habitant joint au téléphone cette nuit.

Ces nouvelles portant le maillot des rumeurs sembleraient être une grande quantité d’eau mise dans le vin des nouvelles autorités de la transition centrafricaine qui ont pour mission de consolider les liens entre les centrafricains tous entiers et de ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. Présentement, les responsables militaires et civils de la Séléka poursuivent encore des réunions secrètes à Cotonou au Bénin tandis qu’un groupuscule d’ex combattants de la Séléka maintient la pression sur le terrain, principalement dans le Centre et l’Est de Centrafrique. Les leaders de la Séléka seraient en contact avec les terroristes Boko-Haram basés au Niger et la MNLA au Mali.

Kangbi Ndara

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