Centrafrique : la progression de l’ex-Séléka vers Bangui interceptée à Dékoua

Centrafrique : la progression de l’ex-Séléka vers Bangui interceptée à Dékoua

selekazKangbi-ndara.info / Un convoi de près de 50 véhicules de l’ex-rébellion de la Séléka était hier 1er octobre 2015 en direction de Bangui la capitale avant d’être intercepté par les casques bleus burundais dans la Commune de Dékoua dans la Préfecture de la Kémo (Centre-Sud). Les rebelles se sont repliés au Village Ndissikou (moins de 300  kilomètres de Bangui) où ils entendent atteindre Bangui par un autre moyen. Une information confirmée par des sources concordantes.

Le contingent burundais de la Minusca a empêché la progression des ex-rebelles de la Séléka vers Bangui dans le but d’une mission sans doute militaire ou politique. Contraints par la Minusca, les rebelles ont opté pour le plan « B » : emprunter les sentiers de transhumance pour atteindre Bangui, apprend-t-on de nos sources.

A Dékoua, plusieurs habitants dont le Maire ont confirmé que le mouvement vers Bangui des hommes lourdement armés aux allures des peuls. Les habitants de Dékoua ont même réclamé des munitions d’armes de chasse pour assurer eux-mêmes leur sécurité en cas de retournement de la situation.

D’après nos sources de la Gendarmerie nationale, 180 autres combattants actuellement au Km5 attendraient ceux repliés au Village Ndissikou pour accomplir leur mission dans la capitale. Un gendarme de révéler que leur objectif est connu des Autorités qui affirment avoir pris des mesures pour garantir la sécurité des biens et des habitants de la capitale.

Du côté des forces étrangères, la Minusca de laisser entendre que toutes les dispositions sont déjà prises pour contrer cette bande armée qui n’a laissé que de mauvaises traces sur toute l’étendue du territoire après qu’elle a porté au pouvoir Michel Djotodia le 23 mars 2013.

Après la perte du pouvoir de Djotodia en janvier 2015, la majeure partie des combattants de l'ex-Séléka avaient quitté la capitale pour les zones du Centre, du Centre-Est et de l'Est où ils y sont restés depuis près de deux ans. Décidemment, la paix en Centrafrique n'est pas pour demain !

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Bertrand Goubala

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