Centrafrique : la Séléka désapprouve la partition et appelle à la négociation des accords de N’Djamena

Bangui le 11 mai (Kangbi-ndara)/  Renégocier les accords de N’Djamena du 18 avril 2013 c’est éviter à la Séléka de saisir des options qui s’ouvrent à lui. Telle est la reformulation de la déclaration de Joseph Ndeko, nouveau responsable militaire de la Séléka élu samedi dernier suite à un congrès organisé par ce mouvement dans le nord de Centrafrique.

310068e3f6f7c0ab25a3dc98e773b2b6-jpg20140507181857Le congrès de la Séléka qui s’est tenu les 9 et 10 mai à Ndélé dans la Préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la Centrafrique, ne s’est pas seulement débouché aux élections des responsables militaires et politiques de ce mouvement mais également à de nouvelles revendications essentiellement la renégociation des accords de N’Djamena, principale feuille de route des arrangements politiques en Centrafrique.

« Le plus important pour le moment est de négocier l’application des accords de N'Djamena. A défaut le mouvement étudiera toutes les options qui s’offrent à lui », a déclaré le Général Joseph Ndeko, élu nouveau responsable des quelques 17 000 combattants de la Séléka suite à ce conclave.

A l’issu de cette rencontre déroulée du début à la fin devant un dispositif impressionnant des troupes françaises de la Sangaris à Ndélé, Général Joseph Ndeko a reconnu que la République Centrafricaine est régionalement divisée avec le regroupement des musulmans dans le nord-ouest et le nord-est mais aussi par un pouvoir central inexistant et limité à Bangui la capitale et ses environs. «  La répartition est déjà là, c’est un fait, mais nous la désapprouvons » a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, le congrès extraordinaire de la Séléka du vendredi à samedi a permis partcipants de choisir Mohamed Dahffan, ancien n°3 de la coalition comme le responsable politique par intérim de ce mouvement armé jusqu’à nouvel ordre.




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