Centrafrique : la Séléka refuse de s’aligner derrière « les démarches isolées » d’Eric Neris Massi

Bangui Aïda Maïmouna (Kangbi-ndara.net) La Séléka à travers  Mohamed Moussa Dahffane dit ne pas se reconnaitre dans l’initiative isolée d’Eric Neris, en relation avec les « négociations avec les Anti-Balaka ». Un communiqué de presse y relatif a été diffusé pour alerter l’opinion nationale et internationale. Comme quoi, l’anarchie bat son plein dans le dispositif politique de la Séléka.

Eric massissssLa Séléka, une  nouvelle fois ne se retrouverait pas dans les déclarations et actions de certains de ces responsables et membres.  Plus qu’une impression, c’est le constat qui se dégage du dernier communiqué de presse de Moahamed Moussa Dhaffane,  en date du 17 juin,  condamnant l’initiative de la 4è personnalité de la Séléka, Eric Neris, qui s’était permis de répondre positivement à la demande d’une Ong centrafricaine, PARETO, le 16 juin, de dialoguer avec le responsable auto-proclamé des Anti-Balakas, le « Secrétaire général Patrice Edouard Ngaïssona, afin d’explorer les possiblités d’organisation d’un « dialogue politique et de réconciliation ».  

Pour l’ancien ministre d’Etat de la Séléka, sous Michel Djotodia, tombée rapidement en disgrâce sous la présidence Séléka, « ni l’aile politique ni l’Etat Major Militaire de la Séléka ne sauraient se reconnaitre dans une initiative biaisée qui n’a pas requis leur avis» souligne-t-il dans son communiqué.

Contradiction pour contradiction, la Séléka, à travers ce personnage sulfureux, se dit malgré tout disposé à dialoguer dans un cadre plus formel et large «  afin de jeter les bases d’une paix véritable issue de réconciliation entre communautés, de justice, de tolérance et de pardon».

Par ailleurs, le communiqué annonce les préparatifs prochains d’un Congrès de la Séléka au cours duquel la Coordination retiendrait des résolutions concrètes pour une solution définitive à l’insécurité en République Centrafricaine.

La Séléka réitère enfin l’application des Accords de N’Djamena qui constituent selon elle un « début de solution politique à la crise… ».

Mais une question demeure que veut Mohamed Moussa Dhaffane ?

Alors qu’il n’aurait aucune responsabilité prescrite dans la Séléka, depuis le conclave de Ndélé, à la différence d’Abdoulaye Hissène, le co-fondateur de la Séléka, en disgrâce parmi les siens, ne cesse d’intervenir sur la scène politique centrafricaine pour « recadrer ses compagnons de fortune ou faire entendre sa voix ». Sans doute dans l’intérêt inavoué de se positionner en patron politique de la Séléka?

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