Centrafrique : le concours d’entrée en 6eme perturbé dans deux centres à Bangui

Diane LINGANGUE Centrafrique Libre – L’information a été livrée par la ministre de l’éducation nationale Mme Gisèle Bédan lors d’un échange avec la presse. 

concoursLes élèves de la classe de CM2 ont commencé leur examen de concours d’entrée en 6ème ce matin. Sept centres ont été ouverts dans la ville de Bangui. Selon la ministre de l’enseignement supérieur, ce serait des étudiants dont la marche a été dispersée qui ont attaqué ces deux centres. Il s’agit selon les sources au ministère, des centres du lycée Caron et de Boganda où composent environs deux mille élèves.

Selon les informations de Centrafrique Libre, ceux qui ont perturbé ces deux centres ont lancé des cailloux aux élèves et certains sont entrés dans les salles où ils ont crée la panique. « C’est un groupe de jeunes munis de cailloux qui ont fait irruption dans la concession au moment où les enfants étaient en train de passer l’épreuve de français. Ils ont crié et demandé aux enfants de sortir » a expliqué un des surveillants du lycée des Martyrs joint par Centrafrique Libre quelques minutes après l’évènement. Ce dernier a confié à la rédaction que plusieurs enfants ont quitté la salle « beaucoup ne sont pas revenus après que les jeunes perturbateurs soient partis. Je ne sais pas comment ceux là vont faire car ils vont certainement rater les épreuves de la journée » a-t-il précisé.

Selon notre constat, au lycée Caron, les élèves ont refusé de continuer la composition. « Nous ne pouvons plus continuer à travailler parce que notre moral est à terre » a expliqué un jeune de 12 ans rencontré à coté de la clôture de cet établissement visiblement apeuré. Au lycée des Martyrs, certains élèves sont partis d’autres sont revenus mais les cahiers d’examens ont été déchirés par le groupe qui a pénétré au sein de cet établissement.

Le secrétaire général de l’association des étudiants centrafricaine, Jerry Théodore Boh-Mangui a démenti l’implication des étudiants dans cette affaire. Pour lui, après la dispersion de leur marche, les étudiants ont regagné le campus universitaire. « Nous avons beaucoup de plans à exécuter mais pour le moment, c’est le dialogue et les étudiants y tiennent. Si cela ne marchera pas, on verra ».    

La perturbation au niveau de ces deux centres a été signalée quelques minutes après que la marche organisée par le bureau de l’association nationale des étudiants ait été dispersée au centre ville par des éléments de la Misca.

 

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