Centrafrique : le FPRC hausse le ton et exige la libération du général Ousmane Mahamat Ousman

Kangbi-ndara.com/ Nous demandons leur libération sans délai et sans condition et les motifs de leur arrestation… le FPRC ex-séléka est plus fort et plus organisé que jamais…», a indiqué l’ex-coalition rebelle de la Séléka rebaptisée Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dans un communiqué de presse qu’il a rendu public, le 10 mars 2015. L’exigence fait suite à l’arrestation du général Ousmane Mahamat Ousman et d’une poignée des combattants dudit mouvement à Bangui et Bria (extrême Nord-est).

OusmaneLa réaction du FPRC ne s’est pas faite attendre après l’arrestation d’un de ses généraux autoproclamés nommé Ousmane Mahamat Ousman, le 9 mars 2015, par les forces de l’ordre et de la sécurité à Bangui la capitale centrafricaine.

Dans ce communiqué, l’ex-rébellion évoque un « harcèlement permanent » de la part des autorités de la transition centrafricaine et dit comprendre moins les « agissements des forces onusiennes », en mission de paix en Centrafrique envers ses éléments cantonnés dans divers camps militaires et ses sympathisants du Km5 à Bangui.

Se révélant plus puissante et mieux structurée que par le passé, l’ex-séléka prend à témoin l’opinion nationale et internationale et demande que Bangui lui fournisse les motifs de l’arrestation de tous ses éléments en particulier celle d’Ousmane Mahamat Ousman et de ses aides de camp.

En outre, les services de sécurité centrafricaine ont révélé le jour de l’arrestation d’Ousmane Mahamat Ousman que ce dernier  était recherché depuis très longtemps, car  il représentait une menace pour la sécurité publique dans la capitale centrafricaine, « il se promenait toujours avec des armes dans son véhicule ainsi que des aides de camp en dépit de la levée des mesures de confiance obtenue depuis le 20 février ». Mêmes les habitants de son secteur au Pk5, dernier rempart des musulmans à Bangui, l’incombent les responsabilités d’initiateur des violences inouïes perpétrées dans ladite zone.

Aïda Maïmouna