Centrafrique: le PUR accentue les séances de sensibilisation sur la cohésion sociale à Bangui

Kangbi-ndara.com / Au Centre Mgr Cucherousset ce samedi, 27 septembre 2014, une journée de sensibilisation et de partage axée sur la cohésion sociale a été organisée. C’est le PUR (Parti de l’Unité et de la Réconciliation), d’Eddy Symphorien Kparekouti qui a initié cette rencontre.

purAu menu de cette journée de sensibilisation, trois thématiques touchant à « la parole comme force d’intégration ; la jeunesse de l’homme et sa mission ; la crise centrafricaine, cause et implication: la réconciliation ».

Thématiques présentées tour à tour par l’Abbé Marcellin Kpéou, l’Imam Youssouf Abdel Nam-Inguina et David Gbéti. Dans la présentation de sa thématique sur « la parole comme force d’intégration », l’Abbé Marcellin Kpéou a  mis en exergue la force de la parole qui doit être le vecteur de la paix. Cette paix que nous recherchons tous aujourd’hui pour notre pays ne peut-être possible que si et seulement si chaque Centrafricain essaie de se faire l’apôtre de la paix en œuvrant au quotidien pour sa consolidation.

Dans la même logique, l’Abbé Marcellin Kpéou a relevé que pour éviter les frustrations et ses conséquences qui conduisent souvent à la violence avec ses corollaires, chacun se doit de respecter sa parole. « C’est le non respect de la parole donnée qui engendre les conflits et leurs conséquences. Cette parole comme force d’intégration doit commencer déjà au sein de nos familles, de nos communautés, de nos régions et par extension dans tout le pays », a précisé l’Abbé Marcellin Kpéou. Le respect de la parole donnée, c’est aussi valable à un niveau politique car ajoute l’orateur qui fait sienne cette métaphore de Barthélemy Boganda, « les hommes politiques doivent incarner les aspirations du peuple et œuvrer au quotidien pour que leurs actes puissent suivre les promesses qu’ils ont faites et qui ont déterminé le peuple à leur confier sa parcelle de souveraineté ».

Une dynamique partagée par Monsieur Idriss Gandja, l’un des représentants de la communauté musulmane présent à cette journée de partage. Pour ce dernier, « le vrai musulman qui connaît son coran, c’est celui qui œuvre pour la paix parce que la recherche de cette paix n’est pas seulement l’apanage des chrétiens ou des athées mais de toutes les filles et fils de la République ». Et Monsieur Idriss Gandja de noter que dans le cas de notre pays en conflit, chaque centrafricain devrait s’approprier la parole comme « eau fraiche et non comme essence ». Comme eau fraîche, la parole adoucit les mœurs et donne de la vitalité à tous ceux qui promeuvent réellement la paix. Comme essence, la parole est destructrice car elle peut déclencher un incendie qui se répercutera au niveau communautaire, régional et national.

Tant et si bien qu’il est clairement établi que « le mensonge d’Etat est l’un des grands maux de la classe politique centrafricaine », comme l’a affirmée le Pr Lambert Mossoa, Vice-président du PUR. « Au Parti de l’Unité et de la Reconstruction, nous recherchons des hommes de cœur qui savent respecter la parole donnée et non des hommes forts qui sont souvent les experts en mensonge », précise le vice-président du PUR qui, dit-il, est aujourd’hui porteur de nouvelles idées pour une nouvelle dynamique politique en Centrafrique. Tout comme les Centrafricains toutes tendances confondues sont responsables des crises récurrentes dans leur pays comme l’affirme David Gbéti, l’Islam, ajoute l’Imam Youssouf Abdel Nam-Inguina est une religion qui ne prône rien d’autre que la paix. La paix, rien que la paix et toujours la paix, l’éternel credo en vogue en République Centrafricaine même si la consolidation de cette paix tant recherchée a encore du chemin.

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