Centrafrique : « l’éducation de la jeunesse, fer de lance de l’avenir », dixit Yvette Banglog

Kangbi-ndara.com : La présidente de la FADEC (Femme-Action et Développement en Centrafrique), Mme Yvette Banlog a déclaré  que « l’éducation de la jeunesse est le fer de lance de l’avenir de la République Centrafricaine ».

La présidente de la FADEC (Femme-Action et Développement en Centrafrique), Mme Yvette Banlog a déclaré  que « l’éducation de la jeunesse est le fer de lance de l’avenir ». Une déclaration faite à la clôture de deux mois de formation des élèves et surveillants généraux de certains établissements scolaires de la Capitale centrafricaine. Formation axe sur la thématique du « Dialogue interculturel en milieu scolaire ».

Pour Yvette Banlog, « plus que par le passé, les fondements de la cohésion sociale, du vivre ensemble, en un mot de la paix, ont sérieusement été ébranlés. Et il revenait à tout un chacun d’explorer les voies et moyens pour un retour de la paix ».

Virement mental

C’est pourquoi la FADEC, rajoute sa présidente, a mis un accent particulier sur la formation de la jeunesse scolaire. « Sans une bonne éducation de base, sans une maîtrise minimal de la morale civique, nos jeunes, facilement manipulables, sont exposés à tous les dangers ».

A ce titre, les jeunes élèves bénéficiaires de cette formation, seront les « ambassadeurs de la paix » aussi bien dans leurs établissements respectifs, dans leurs quartiers que leurs arrondissements. Une manière pour la FADEC de mettre les jeunes Centrafricains devant leurs responsabilités, leur montrer qu’en tant qu’avenir de la RCA, leur avenir est aujourd’hui hypothéqué et les associer enfin aux initiatives de consolidation du vivre ensemble, gage d’une réconciliation nationale véritable sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Ce qui fait dire à Mlle Kanarellis Alyson de l’établissement « La Renaissance », qui remercie la FADEC et son partenaire financier le Haut-Commissariat pour le Canada pour cette formation, que désormais outillés, les ambassadeurs de paix qu’ils sont, peuvent espérer à une paix durable et une cohésion sociale en RCA. « Cette formation va contribuer à accroitre la capacité des jeunes à résister  à la tentation de l’utilisation de la force comme réponse aux problèmes, à promouvoir l’esprit du pardon, de la tolérance, du dialogue, du respect des droits humains et de la paix entre les communautés quelle que soient leurs appartenances religieuse, ethnique, régionale… », a déclaré Mlle Alyson Kanarellis.

Jeunesse et avenir

Eleves ambassadeurs de la paixElle précise par ailleurs « qu’on ne peut parler de la paix sans parler du dialogue, de la solidarité et de la cohésion sociale. Et sans ces éléments essentiels qui contribuent au développement, il n’y a pas aussi d’avenir pour la jeunesse ». C’est pourquoi, conclut-elle son mot de remerciement en invitant les uns et les autres à œuvrer pour que la paix puisse être étendue dans tout le pays afin que la jeunesse  de Centrafrique puisse étudier comme les autres enfants du monde.

Le Consul honoraire du Canada en Centrafrique, Monsieur Lawson…….a, pour sa part mis un accent particulier sur  la paix, condition sine qua  non du développement. La paix est un comportement, précise le Consul honoraire du Canada en RCA. Pour que celle-ci soit effective, précise l’intervenant, chacun des centrafricains se doit d’œuvrer réellement au quotidien à la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire. Tant sans cette paix, on ne peut engager le développement véritable de la RCA, a-t-il précisé. Et la jeunesse centrafricaine a un rôle capital à jouer dans ce processus car c’est elle l’avenir et c’est son avenir qui est aujourd’hui menacé par la crise qui a secoué et qui continue de secouer notre pays. « Ensemble et unis dans l’action, nous travaillerons au retour du vivre ensemble dans notre pays », a conclu, Mlle Auxie du Centre Protestant de la Jeunesse Initiée par la FADEC, cette formation a été entièrement financée par le Haut-Commissariat du Canada.

Roger Fleury Koursany