Centrafrique : l’empressement du processus électoral en RCA traduit le sentiment d’échec des autorités nationales et internationales

Kangbi-ndara.com /Gérer la Transition en violation des quelques textes du pays (Charte constitutionnelle de transition…) et surtout en absence de tout consensus sans manquer de souligner la mauvaise lecture ou le calcul entachant les mises en oeuvre des différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la sortie de crise en Centrafrique notamment la tenue d'un dialogue politique inclusif (2149) et le désarmement forcé des groupes armés (2121) en vue de faciliter la réconciliation entre les filles et fils de Centrafrique et préparer la tenue des élections libres, transparentes, démocratiques, crédibles et dont leurs résultats seront acceptés de tous, gage du retour à l'ordre constitutionnel et de retour dans le concert des nations et du chemin de développement durable.

cath_et_babacarFinalement tout le monde se retrouve dans le merdier et in fine le processus électoral est enclenché peu importe la manière dans laquelle cela est décidée, dans un style exactement "ça passe ou ça casse" pourvu que ces fameuses élections se tiennent. Cet empressement tire sa profonde justification dans le réel sentiment d'échec" que se soit des Autorités de Bangui tout comme des représentants de la Communauté Internationale en Centrafrique. Le péché des Autorités de Bangui réside dans leur comportement de "c'est maintenant notre tour" et le maximum doit être fait pour tout avoir maintenant ou jamais.

C'est d'ailleurs, ce qui justifie le népotisme et le clanisme et plusieurs scandales financiers au premier desquels le "don angolais" qui sont devenus malheureusement les points forts de CSP sans escamoter bien entendu les vraies limites de ces dirigeants illégitimes, impopulaires et rejetées de tous. S'agissant de la Communauté Internationale normalement censée accompagner la RCA à sortir de cette crise qui a déjà duré plus de deux années, mais l'affairisme et la mafia sont leur quotidien au vu et au su de la "vraie" Communauté Internationale. Seuls Babacar Gay de MINUSCA et MALINAS de France dictent leur volonté puis que leur mission principale c'est d'organiser les élections sinon ils seront virés faute de n'avoir pas accompli ladite fameuse mission. On veut sacrifier la vie de tout un peuple parce qu'on veut vaille que vaille accomplir sa mission, mais la chance de précipiter la Centrafrique vers la dérive est très moindre car le centrafricain d'aujourd'hui n'est plus le même que le FARE de M. ZIGUELE, de N. TIANGAYE et autres avait trompé et en créant la séléka pour mettre le pays à sang et à feu.

Marc Polélé