Centrafrique : les casques bleus réussiront-ils là où la Sangaris et l’Eufor ont échoué ?

 Publié par le journal Palmarès / Beaucoup sont les Centrafricains qui se posent encore la question de savoir si les casques qui prendront la relève d’ici le 15 septembre prochain, vont réellement relever le défi. Arrivée en Centrafrique début décembre 2013, la Sangaris peine à s’imposer sur le terrain.

casques bleus

Le mandat de désarmer par la force qu’elle avait reçu, n’a pas été mis en exécution. 

Manque de volonté ou manque de moyens ?

La crise centrafricaine est alimentée dans sa généralité par des bandits de grand chemin, des semeurs de troubles et des situationnistes. La grande majorité de ces belligérants ne sont autres que des malfrats qui utilisent soit des machettes, soit des armes sans balles pour terroriser. Ils pilles, volent et violent, assassines et égorgent sans être inquiétés. De fois, avec leur gri gri, ils n’hésitent de menacer les forces de la Sangaris qui les regardent avec « peur ». Les moyens, ces forces en ont. S’il faut mater ces malfrats, ce n’est qu’une question de secondes.

Mais à dire vrai, les forces internationales envoyées en Centrafrique (MISCA, SANGARIS, EUFOR) ne sont que des hommes animés plus par le désir d’amplifier la crise afin de pouvoir s’enrichir. Et donc, il n’est pas question d’un manque de moyens, mais tout simplement un manque de volonté réelle à sortir la Centrafrique de cette impasse.

Et les casques bleus ?

Ils devraient normalement constituer un dernier repart pour le peuple centrafricain. Après l’échec cuisant de la FOMAC, la MISCA, la SANGARIS et l’Eufor et leur partialité dans le conflit centrafricain, les casques bleus devront apporter de réelles solutions pour une issue honorable de cette transition.

Au km5 par exemple, l’accès reste incertain combien même certains risques pris par des Centrafricains épris par cette volonté d’aller s’approvisionner en denrées alimentaires. Dans certaines contrées de la Centrafrique, on remarque l’absence volontaire de ces forces (Sangaris et MISCA): Bakala, Ngakobo, Kouango, Yalinga, Birao…

Et malheureusement, c’est dans ces différentes villes que les combats et autres exaltions sont légions.

A KOUANGO par exemple, les ex séléka ont complètement administré la ville. Les Séléka mbororo d’Ali NDARASS sont basés à la sous préfecture et les éléments de Zoundéko à la gendarmerie. Les assassinats sont quotidiens. Et la rivière OUBANGUI s’est érigée en un cimetière où l’on jette tout simplement les corps. La justice n’existe plus dans cette ville (la ville natale de la Présidente de transition). Les hôpitaux sont dépourvus de médicaments et abandonnés par les humanitaires. Même si l’on ne sent pas la présence des anti-balaka à Kouango, les ex séléka en profitent pour imposer leurs lois sur la population. A Bangui, c’est le silence coupable.  Et pourtant, dans la galaxie de la Présidente de transition, les ressortissants de Kouango sont comptés par millier.

Qu’attendent-ils pour réagir ?

Il semble que M. Marcel Djimassé, l’un des proches parents de la dame CSP ira à l’élection présidentielle. En tant qu’ancien député de cette ville et probable candidat à la présidentielle, quel plan de sortie de crise a-t-il pu mettre en place pour sortir sa ville natale de cette ornière ?

Au CNT, un ressortissant de la Ouaka en est le Président, qu’a-t-il fait pour sauver cette ville qui, aussi se trouve dans la Ouaka ?

Il est temps de tourner le dos à la politique politicienne. L’heure n’est à la soif du pouvoir. Celui qui veut bien gérer le pouvoir doit d’abord commencer à bien gérer sa famille, sa ville et son entourage.

Malheureusement, tous ceux qui sont excédés pour le pouvoir s’inscrivent dans la logique des manipulateurs, des assoiffés arrogants. Il est temps de penser au redéploiement des casques bleus sur toute l’étendu du territoire.

Chedly Joukov

 

 

 

 

 

 

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