Centrafrique : les huit points qui risquent de peser sur les négociations

Bangui le 16 juin Aïda Maïmouna (Kangbi-ndara.net) La société civile musulmane de Centrafrique veut un partage presque égal du pouvoir politique et militaire. Elle a arrêté huit points catalyseurs qu’elle posera comme condition avant toute négociation pour une sortie de crise dans le pays.

goniLes personnalités musulmanes dont les noms et les fonctions suivent : Badamassy Ousman (président AVIREC ) ; Sani Yalo (président du FRUD-CA) ; Imam Oumar Goni ( Imam Mosquée Moustapha Bangui) ; Maitre Moussa Dagabo (avocat, société civile) ; Dodo Balla (Maire du 3e ardt de Bangui) ; Bachir Modibo Walidou (Imam adjoint Mosquée Km5) ; Hassan Adamou Birao (Délégué AVIREC) ; Mahamat Abbrass ( Conseiller national) ; Maina Tanimou Salissou ( facilitateur communauté musulmane au Cameoun) ; Ahmat Ousuman (AVIREC) ; Abdoulaye Tidjani (Conseiller national) ; Zeber Garba (président pélérin) ; Mamadou Bello ( Diplomate) ; Abdulaziz Mairiga (président cadres Musulman) ;Hassan Samori et Hadja Zara Bichara (déléguée AVIREC) se sont réunis, le 5 juin à Bangui pour retenir huit points que leur plate forme posera comme préalables aux négociations.

Dans le premier point il est, entre autres, question de la sécurisation de toutes les mosquées détruites, brûlées ou transformer en bar et buvettes à Bangui et à l’intérieur du pays par la population chrétienne ; de réformer les Forces armées centrafricaines (FACA) à  40% musulmans et 60% chrétiens ; d’évaluer et de prendre en charge la reconstruction intégrale de toutes les mosquées et maisons détruites par la population chrétienne et de  mettre un terme à la vente illicite, par certains chefs de quartier, des terrains appartenant aux musulmans exilés.

Le second point est le chapitre des indemnisations. Il a été décidé le dédommagement des quelques 4.283 musulmans massacrés sous réserve de décomptes définitives à hauteur de 7 millions de FCFA/victime ; dédommagent des propriétés, commerces, cheptels, matériels roulants des musulmans victimes tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays et la poursuite et l’arrestation des Anti-balaka et complices reconnus notoirement coupables, notamment Edouard Ngaïssona, Namsio, Rambo et autres auteurs de massacres des civiles musulmans à la première heure de la crise.

Le troisième point consiste aussi à indemniser les combattants de Km5 et autres forces de résistance pour la protection des civils au moment de la crise et leur insertion au programme DDR et de la mise en place d’un programme de restitution sans délai des armements sauf la patrouille en création (ndlr, de quelle patrouille s’agit-il ?).

Le quatrième point vise essentiellement l’écartement total des FACA tant que celle-ci n’est pas reformée.

Les mesures politiques sont prises dans le cinquième point retenu avec l’attribution du poste de Chef de l’Etat à un chrétien et le poste de vice-président à un musulman. Le premier ministre doit être un musulman et le vice-premier ministre un chrétien. Cependant, la répartition des postes ministériels se fait entre les six ministères notamment la Défense, la Sécurité, le Commerce, les Mines et Hydraulique, l’Education nationale enfin les Transports et l’Equipement. En outre, les conseillés et chargés de mission et les Directeurs de cabinet sont à l’appréciation des ministres en plus, l’Etat major des FACA doit avoir le pouvoir égalitaire c’est-à-dire 50% chrétien et 50% musulman de même dans les nominations des cadres militaires.

Le sixième point est celui du parlement. Il est exigé une révision des membres du Conseil National de la Transition à 50% musulman et 50% chrétien.

Dans le septième point, la société civile de la communauté musulmane mentionne une absence totale de confiance aux dirigeants de la transition actuelle. Il est inscrit dans ce même point le rapatriement et l’indemnisation des rescapés des Villes de Boda, Carnot, Berberati, Yaloké et autres. La reconnaissance des deux fêtes religieuses musulmanes sur l’étendue du territoire (chômer et payer comme les fêtes de noël, pâques etc)

Le huitième et dernier point consiste à la mise en place des budgets de transport, hébergement et concertation ; mise en place du budget d’indemnisation des vecteurs de blocage  et des préalables aux négociations.

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