Centrafrique: l’HUNHCR indique une vague de personnes déplacées dans le Haut Mbomou

Kangbi-ndara.com / Le climat d’insécurité instauré le long de la rivière Mbomou par l’Armée de la résistance du seigneur (LRA), du chef rebelle ougandais Joseph Kony, a occasionné le déplacement de plusieurs milliers de personnes dans le Sud-Est centrafricain.

Le deplacement force de populations depuis la Republique centrafricaine se poursuit

Dans son dernier communiqué de presse relatif à l’exercice de profilage de quelques 3 388 réfugiés accueillis le mois d’août au camp de Zémio, Préfecture du Haut Mbomou, publié le 5 septembre, l’UNHCR indique « une importante vague » de populations causée par les exactions de la LRA dans cette partie de la Centrafrique.

« La LRA a kidnappé 11 personnes au village de Kamanda et 3 autres à Obo…Les attaques de la LRA ont créé une grande vague de déplacement, des villages vers les centre urbains…A la fin du mois d’août, 3 855 personnes étaient déplacées dans quatre sites à Zémio à cause de la LRA. En plus, 5692 personnes faisaient des mouvements pendulaires des sites vers leurs villages d’origines », évoque le communiqué.

Le document précise que les populations riveraines du Sud-Est de la République centrafricaine sont exposées aux menaces des « Tongo-tongo » de Joseph Kony. Lesquelles menaces empêchent l’accès humanitaires et entravent les activités agricoles en cette période de récolte. Une situation qui est à l’origine des sorties risquées de certains réfugiés qui se voient dans l’obligation de rentrer chez eux pour des raisons de survie, « ce qui augmente leur insécurité », reconnait l’UNHCR dans ladite note.

L’UNHCR estime enfin à environs 20 383 personnes déplacées dans la Préfecture du Haut Mbomou, depuis que la LRA s’est basée dans la région en 2009 jusqu’à ce jour. Cette ONG entend profiler l’ensemble des réfugiés dans cette zone pour identifier leurs besoins afin de leur apporter des réponses.  

Yannick JoH

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