Centrafrique : l’Ouham et la Ouaka, zones à haut risque d’après le HCR

Kangbi-ndara.net / Le Centre-Est et le Nord-Ouest de la République centrafricaine (RCA) sont signalés zones hautement dangereuses en ce qui concerne la protection de personnes civiles. Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) en Centrafrique l’a signalé dans sa dernière analyse relative aux tendances de déplacements.

carte-RCA-zone-en-criseLa Commission Mouvement de la Population du HCR vient de rendre public, le 7 juillet 2014, une analyse cartographique et contextuelle des tendances de déplacement en RCA.

D’après cette étude couvrant la durée du 15 juillet 2014 au 05 août 2014, de  « très importants » mouvements de personnes sont enregistrés sur les zones de Batangafo (Ouham) et de Bambari (Ouaka) en raison de l’instabilité sécuritaire causée par des récents conflits entre groupes armés disséminés dans ces localités.

« Il est probable que des attaques de villages se poursuivent à court terme » sur les axes Kouango-Bambari et Bambari-Alindao « axes à haut risque », indique ladite commission.

Plus d’un millier de personnes, pour la plupart des civiles, ont du quitter la Ville Batangafo où des affrontements meurtriers ont eu lieu la semaine dernière entre les bandes armées rivales, également d’un assaut aérien d’interposition de la force française Sangaris.

Les attaques et pillages des Villes de Batobadja, Matchika et Ngalo (Ouaka) le mois de juillet dernier ont entrainé un déplacement massif d’environ 4000 à 5000 personnes en brousse.

Le HCR précise que « les besoins humanitaires restent particulièrement dans ces zones, étant donné la diversité des situations de déplacement  et l’inaccessibilité de certaines populations »

Claire Bourgeois, Coordonnatrice humanitaire principale d’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) a fortement dénoncé, le 8 juillet dernier, la conduite des usagers d’armes blanches et de guerre en Centrafrique  visant à prendre pour cible des populations civiles. «…C’est inacceptable », a-t-elle condamné.

Il convient de préciser que les combats ont cessé depuis le 04 août dans la Ville de Batangafotandis que Bambari et ses environs sont toujours sous le contrôle des combattants de l'ex coalition Séléka.

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