Centrafrique : l’ultimatum des anti-balaka inquiéterait Catherine Samba PANZA

A Bangui, les dispositifs sécuritaires sont renforcés aux abords de la Capitale. Tôt ce matin du mardi 07 octobre, tous les recoins de Bangui sont inondés par les forces internationales.

cspppOn y voit aussi quelques gendarmes et policiers centrafricains sans armes. Ces gendarmes devenus des « badauds » sont contraints de se positionner là parce qu’ils ont reçu l’ordre. Mais à vrai dire, l’ultimatum donné à Samba Panza par le coordonnateur national des anti-balaka a laissé les autorités de la transition en émoi. Lundi 06 octobre, dans un communiqué lu par Patrice Edouard Ngaissona, l’ancien ministre de sports de Bozizé devenu « patron » des anti-balaka, donnait 48 heures à la cheffe de l’état de transition de déposer la clé sur le tablier.

Pour Ngaissona, CSP « n’est plus à la hauteur des attentes du peuple centrafricain ». Le chef des anti-balaka a aussi ordonné à ses ministres nommés dans le récent gouvernement de démissionner. Visiblement, aucun des ministres anti-balaka n’a contesté cette décision. Pour dire que les prochains jours risquent d’être un calvaire pour Samba Panza. Quitter l’actuel gouvernement, voudrait dire que l’accord de Brazza signé entre le gouvernement et tous les groupes politico-militaires, est menacé.

Contacté par le journal Palmarès, M. Alfred LE GRAND NGAYA, conseiller politique des anti-balaka a dit ceci : « la démission de CSP (ndlr : Catherine Samba Panza) sera l’une des meilleures solutions pour l’arrêt des souffrances du peuple centrafricain. On a trop attendu et on pensait qu’elle allait rectifier les tirs, mais en vain. Cette affaire de détournement de don angolais prouve à suffisance qu’elle n’est plus à la hauteur. Et par conséquent, elle doit démissionner ». A la question de savoir, que feraient les anti-balaka si CSP ne démissionnerait pas. Le conseiller politique des anti-balaka répond : «  de toutes les façons, on verra ».

Dès le lendemain de cette annonce, les Centrafricains commençaient déjà à s’inquiéter. Plusieurs gendarmes et autres forces internationales interrogés par Palmarès sur le mobile de leur stationnement inhabituel n’ont pas voulu répondre. D’autres parlent d’un éminent déplacement de la Présidente dans la journée de Mardi 07 octobre.  Mais tous ces éléments cachent réellement la peur des autorités de la transition.

Un ministre conseiller à la Présidence a même confié : « Nous sommes sur le terrain politique et on ne doit rien négliger. Nous prenons toutes ces réactions en considérations et nous essayons de mettre les garde-fous. C’est grave si les autres groupes politico-militaires suivraient les anti-balaka en faisant eux aussi des communiqué appelés à la démission de Catherine ».

Journal Palmarès RCA 

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