Centrafrique : Michel Djotodia promet de reconquérir le pouvoir avant fin 2014

Kangbi-ndara.net. Selon un article publié hier, 17 juin 2014, sur le site de Jeune Afrique, le chef des Sélékas, Michel Djotodia, qui se trouverait à Cotonou, au Bénin, promet le retour au pouvoir de la Séléka avant la fin de l’année en cours.

djotoContraint par ses pairs à démissionner à moins d’un an de gouvernance pour la non maitrise de la situation politique et sécuritaire, Michel Djotodia, ancien Chef d’Etat et n°1 de l’ex Séléka projetterait depuis son pays d’exile de reconquérir le pouvoir avant les élections présidentielles et législatives initialement prévues en 2015. "Nous serons de retour au pouvoir à Bangui avant la fin de l'année", propos de Michel Djotodia rapporté par le site Jeune Afrique.

D’après Michel Djotodia, les forces étrangères confondues,  encore surplace en Centrafrique, ne pourront contraindre l’armée de la Séléka, qu’il estime à environ dix sept mille combattants, de marcher sur la capitale centrafricaine.

Contacté à Bangui, par kangbi-ndara.net, sur la question du retour de la Séléka au pouvoir en Centrafrique, d’ici la fin de l’année, Henri Grothe, activiste et observateur de la vie politique centrafricaine, réagit en soulignant que « les groupes armés, responsables de nombreux crimes de guerre en Centrafrique semblent ignorer que la donne à changer, en dépit du jeu trouble de la France, qui ne cesse de manipuler les protagonistes de la crise centrafricaine. Les jeunes soldats français inexpérimentés de la Sangaris auraient céder le terrain, il y’a moins d’un mois de cela, en pleine nuit, à des militaires beaucoup plus aguerris, les Légionnaires, bien avant le retour en France du général Soriano, en fin de mission, à Bangui. Cela annoncerait sans doute des changements en perspective pour le très court terme, bien que la France donne l’impression de déstabiliser davantage la Centrafrique. Ceux qui veulent la guerre doivent en tenir compte. Débordée, la France aurait tout avantage à reprendre la situation en main sur le terrain militaire avant l’arrivée de la MINUSCA, si elle veut rester dans le jeu politique à venir. Car la situation est tellement trouble qu’elle pourrait lui échapper totalement si elle n’arrête pas le chaos».

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