Centrafrique : mise à prix des têtes terroristes et appelle au soutien à la coopération russo-centrafricaine

Kangbi-ndara.info/ Remonté par la persistance des troubles sécuritaires et des tueries inutiles en République Centrafricaine, Pascal Bida Koyagbele, important homme d’affaires et leader des paysans centrafricains n’en démord point. Il vient le 19 mai 2018  de relancer le marché de capture des chefs terroristes Noureidine Adam, Abdoulaye Hissen et Nimeri Djamous Matar alias « Force » afin de les remettre aux autorités judiciaires centrafricaines.

L’annonce a été faite hier lors d’une conférence organisée par le Comité de veille pour la patrie (CDVP), dans le but de définir le rôle de la Société Civile dans une démocratie.

La conférence a réunis plusieurs associations de la jeunesse nationale au Complexe sportif Barthélémy Boganda de Bangui.

Les intervenants ont été Carl Michael Kikobet du Comité de veille pour la patrie, Francis Mongombé du Conseil national de la jeunesse, Joël Moyeyegue, de la Coalition des jeunes de l’Afrique Centrale, Blaise Yakpe du Comité de veille pour la patrie, Nadia Teteya de l’Association des femmes des 16 préfectures, Crescent Beninga du Groupe du travail de la Société Civile et Saint-Val du Mouvement Ita.

Pascal Bida Koyagbele, invité de l’organisation, a saisi l’opportunité pour passer le message qui selon lui est de la plus haute importance : « Les terroristes après avoir déclaré la guerre au peuple fait que nous sommes en guerre contre les terroristes. Celui qui me rapporte la tête de Noureidine Adam, d’Abdoulaye Hissen et de Force afin qu’elles puissent être remises aux autorités judiciaires repart avec cinq millions de francs CFA ».

Les trois ennemis publics recherchés par Pascal Bida Koyagbele sont les présumés responsables des récents troubles sécuritaires enregistrés dans le pays depuis l’arrivée des instructeurs russes en décembre 2017 pour encadrement rapide des Forces armées centrafricaines (FACA).

Pascal Bida Koyagbele a mis deux cordes à son arc en rappelant à l’assistance l’importance du protectionnisme patriotique en ces moments décisifs de l’histoire de la Centrafrique. Il exhorte la jeunesse à s’aligner résolument derrière ses dirigeants en place et à soutenir énergiquement la politique de Défense, de sécurité et de la relance économique déroulée par le Président Faustin Archange Touadera afin de sortir progressivement le pays de l’ornière.

Le leader des paysans a d’abord rassuré l’assistance du caractère fructueux de la coopération russo-centrafricaine car la Centrafrique a beaucoup à gagner du rapprochement avec la Russie avant de citer l’exemple des Sociétés Civiles américaine et française, qui lors des évènements du 11 septembre 2001 aux États-Unis et de l’attaque de Charlie Hebdo en France en 2015, se sont rangés,  du côté de leurs dirigeants, laissant leurs divergences de côté, pour préserver l’essentiel.

C’est ce qui amène Pascal Bida Koyagbele à se préparer à participer au Forum économique de Saint-Pétersbourg en Russie avec d’autres opérateurs économiques centrafricains.

« Ne nous trompons pas d’ennemis, nos ennemis sont les terroristes que nous connaissons et non les Autorités centrafricaines », a précisé Pascal Bida Koyagbele.

Pour Pascal Bida Koyagbele, la Société Civile centrafricaine, en décrétant des journées ville morte, offre des possibilités exploitables aux ennemis de la paix, de la cohésion, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la relance économique et du relèvement du pays. Objectif visé par les ennemis.

L’intervention de Pascal Bida Koyagbele a été vivement saluée par l’assistance constituée essentiellement des jeunes leaders centrafricains.

Rappelons qu’en décembre 2017, Pascal Bida Koyagbele au nom du Mouvement Kité, branche politique de l’Association des paysans centrafricains (APC), dont il est le président à déjà mis à prix  la tête du terroriste Noureidine Adam, qui se trouve actuellement à Ndélé dans le nord-est centrafricain. La sortie médiatique de ce terroriste facilitée en décembre dernier par certains médias occidentaux a été très critiquée en Centrafrique.

Kangbi-ndara




Laisser un commentaire