Centrafrique : Opération Kongo-Wara II : les paysans déclarent la guerre à l’ex-Séléka

 

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                                      REF/COM/08/01/14/F2                                   Géména le 12/08/2014                            

  

 

Communiqué de presse

Nous paysans de Centrafrique, réunis sous la bannière du mouvement KITE, constatons depuis plus de 20 mois que nos greniers sont pillés,  nos sœurs et frères sont massacrés sur la base de considérations religieuses, nos femmes sont violées. Jusqu’à ce jour nous dénombrons plus de 400 000 viols en RCA. Une partie de l’Ouest, du Nord Ouest ,Sud Ouest et tout l’Est ont été mis à feu et à sang par la Seleka et leurs alliés de la LRA. Rien que la semaine dernière, on y a dénombré 380 morts, et 46 villages brûlés. Ce, sous le regard complice des forces françaises Sangaris et CEMAC.

Lors du forum de réconciliation de Brazzaville en Juillet 2014, d’entrée de jeu, la seleka a dévoilé ses réelles intentions d’initier une partition, et son manque de volonté à aller à la paix. Sous la contrainte exercée par le médiateur, certains de ses représentants signèrent à leur nom l’accord de cessez le feu, refusant de participer au forum,  et d’aborder la question du désarmement. Accords qui furent dès le lendemain violés et réfutés par la plus haute hiérarchie et la base de la seleka. Le peuple centrafricain et ses représentants, ainsi que les représentants de la communauté internationale et le médiateur, furent humiliés par l’arrogante désinvolture de la seleka à ce forum.

La population quant à elle souffre le Martyr, à l’EST et dans une partie de l’Ouest, sous la férule de cette nébuleuse terroriste associée aux mouvements terroristes  continentaux, à savoir boko haram, les djendjahouid du Soudan et les al Shebab de Somalie. A ce propos, le leader terroriste d’Ansardine , Lyad Ag Ghali, leur a même manifesté publiquement son soutien quant á leur entreprise djihadiste en terre centrafricaine.

Le  drame est tout aussi le silence  complice, que le soutien logistique apporté par les forces françaises sangaris  à la seleka, au lieu d’appliquer strictement la résolution 21 21 et 2127, qui en substance exige le désarmement forcé des forces non-conventionnelles. Au lieu de cela, elles arment les uns et les autres, dans une logique de division pour mieux exploiter à terme nos ressources, en cela nous dénonçons une guerre du pétrole.

Malgré cela Dame Samba Panza, dans une situation aussi tendue que fragile, où s’imposerait la nomination d’un chef de gouvernement tout aussi neutre que compétent, un homme d’état afin d’aller à l’apaisement, cette dernière pousse l’outrecuidance en nommant un premier ministre seleka, d’une notoire incompétence, dont la moralité est sujet à caution, pour avoir commis un certain nombre de forfaits dans l’administration. Sans compter qu’à travers cet acte, elle consacre une dangereuse  confessionnalisation de la vie politique centrafricaine, remettant ainsi en cause un des fondements de notre société et de notre république : la laïcité. Mais le plus grave est de confier la gestion de nos institutions à des terroristes sécessionnistes.

En conséquence Nous paysans de Centrafrique, exigeons :

  • Le retrait des troupes françaises de part leur complicité avec la seleka
  • La mise en place d’une brigade spéciale impartiale à l’instar du Congo RDC qui réduisit á néant le M23
  • La démission de Dame Samba Panza et de son premier ministre seleka et leur  traduction devant la justice centrafricaine, pour haute trahison
  • La stricte et immédiate application des résolutions 2121 et 2127 des nations unies.

Après avoir constaté les limites des dispositions prises par la communauté internationale, mais surtout son manque de volonté manifeste, de désarmer les forces en présence (Anti-balaka et Séléka) et rétablir l’ordre, la paix et la sécurité en RCA, en appuyant nos forces armées centrafricaines FACA, quelle refuse jusqu’alors de considérer, préférant manœuvrer avec des auxiliaires de sécurité.

Nous paysans de Centrafrique, décidons de prendre nos responsabilités dans le but de réconcilier le peuple avec lui-même et avec  toutes les confessions religieuses confondues, afin de le libérer du joug des oppresseurs terroristes et leurs complices.

A cet effet, nous paysans de Centrafrique réunis au sein du comité politique du mouvement KITE, annonçons à la face du monde et de l’histoire, le lancement de l’opération KONGO WARA 2, qui aura pour vocation d’unir et réconcilier le peuple, de protéger les personnes et les biens, de neutraliser tous les vecteurs de déstabilisation, et mener à bien la guerre contre les terroristes de la seleka et de la LRA afin de les réduire à néant. Ce afin de rétablir l’ordre républicain, la paix et faire de notre pays un pôle de développement et de sécurité.

Nous confions ainsi la charge à Mr Bida KOYAGBELE de conduire au mieux cette opération. A cet effet, nous lui demandons de prendre les dispositions qui s’imposent et de présenter aux paysans de Centrafrique dans le cadre du comité politique du mouvement politique paysan révolutionnaire KITE, son plan d’action pour validation, ce dans les 24 h.

Nous tenons à préciser que cette action devra s’inscrire dans le cadre des principes de la Révolution verte, paysanne et panafricaine, préconisée par le mouvement révolutionnaire KITE.

Nous exhortons nos frères éleveurs et musulmans otages de la seleka, de se joindre à cette logique unitaire de libération du peuple de Centrafrique du joug des terroristes et de leurs complices. Ils ont fait de notre pays un enfer, nous en ferons un paradis.

Pour une Afrique unie, libre, digne, puissante et prospère.

Ensemble, nous vaincrons.

 

Le secrétaire à la défense et à la sécurité                                                                                   Le secrétaire général

     Tchikaya A Karim                                                                                                                 Bida Koyagbele

 

                                                                                Le secrétaire à la documentation

                                                                                           Jean Flaubert Demozo 

 

 

 

 

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