Centrafrique : opération militaire à Sibut, la présidente dénonce des « velléités de sécession »

"Une opération militaire (française) est en cours sur Sibut", ville contrôlée par des combattants de l’ex-rébellion Séleka, a déclaré vendredi 31 janvier à l’AFP un officier de communication français.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????"Deux avions et deux hélicoptères français survolent la ville depuis 15H00" (14H00 GMT), a affirmé, joint par téléphone, un habitant de la ville réfugié en brousse. Ce dernier a précisé que "des éléments de la force (militaire française) Sangaris et de la Misca (force de l’Union africaine) sont à 5 km de Sibut en provenance de Bangui".

Un responsable de la défense à Paris a pour sa part confirmé à l’AFP que des appareils français, avions et hélicoptères, ont survolé Sibut en début d’après-midi, précisant qu’il s’agissait d’une mission "d’accompagnement", et qu’il n’y avait pas eu d’intervention des appareils français contre des troupes au sol.

"99% de la population a quitté Sibut"

Les habitants de Sibut ont fui leur domicile ces derniers jours devant l’arrivée de combattants de l’ex-rébellion Séléka, qui tiennent désormais la ville. "99% de la population a quitté Sibut, ils sont dans la brousse", a expliqué à l’AFP sous couvert d’anonymat le même habitant, précisant que les ex-rebelles, "une centaine", étaient arrivés de "différents endroits de province pour se regrouper". Selon cette source, "les Séléka se cachent dans des maisons abandonnées par les civils".

La nouvelle présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a accusé vendredi les ex-rebelles qui ont pris le contrôle de Sibut (180 km au nord de Bangui) de vouloir "déstabiliser" son mandat, 10 jours après son élection à la tête du pays. Mme Samba Panza a dénoncé "l’irruption de groupes armés appartenant à l’ex-Séléka à Sibut avec des velléités de sécession", malgré les appels à la paix et à la réconciliation du nouveau gouvernement, dans une déclaration vendredi à la radio nationale.

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