Centrafrique : regain de violence entre Antibalaka et Séléka aux M’Brés

Kangbi-ndara.com / De nouvelles violences se sont déclarées dans les localités des M’Brés à 91 km de Kaga-Bandoro au nord de la Centrafrique.

Des Séléka de la communauté peulh et des miliciens antibalaka, ont renoué avec les inimitiés ces derniers jours, après une tentative de réconciliation entre les deux groupes armés la veille du 1er décembre, fête nationale de la République Centrafricaine. Ces violences ont fait des victimes des deux côtés. La ville des M’Brés désormais divisée en deux, s’est vidée de sa population.

des-miliciens-anti-balaka-a-l-entrainement-le-17-decembre-2013-dans-les-environs-de-bangui_4645030La tension est vive et très critique, à en croire certains habitants des M’Brés joints au téléphone. Deux violents combats ont opposé les deux groupes belligérants en l’espace d’une semaine.

Les hostilités ont débuté le 1er décembre, jour de la fête nationale centrafricaine où un antibalaka s’est fait agressé par un Séléka peulh. Depuis lors, les membres des deux groupes qui venaient de se réconcilier se sont rétractés chacun dans son camp. Du coup, les armes sont sorties, crispation de climat, la tension monte, tout le monde se met aux aguets, jusqu’à ce qu’un second incident survienne la nuit du samedi à dimanche dernier avec l’assassinat de 2 miliciens antibalaka par un groupe de Séléka peuls. Les représailles des antibalaka se sont soldées par la tuerie de 6 peuls.

Cette situation a fait monter la tension dans la ville. Des sources humanitaires  rapportent que l’ambiance est devenue morose sur un rayon d’environ 30 kms autour de la ville des M’Brés. Aucune présence humaine n’est visible dans les villages environnants ni au centre de la ville. Seuls les groupes belligérants qui tiennent la ville, Antibalaka dans la partie nord-est et, les Séléka peuls dans le sud-ouest.  

Les civils se sont tous enfuis en brousse ou ont rejoint la ville voisine de Kaga-Bandoro.

Selon toujours des sources locales, environ 500 miliciens antibalaka, venus des localités voisines de Dékoa, Sibut et Mala dans la Kémo, ont fait un regroupement dans cette ville des M’Brés. Ils exigent depuis ces 48 heures le départ des peulhs de la localité.

Les forces internationales basées à Kaga-Bandoro, ne sont pas encore intervenues pour séparer les belligérants. Et du côté des autorités de transition, aucune réaction officielle n’est encore enregistrée.

Tim Barès