Centrafrique : Sangaris tue un homme à Bossangoa, la ville révoltée

Kangbi-ndara.com / Un soldat de la force française de la Sangaris a ouvert, hier, les brèches de pillages et d’incendies de maisons dans la Ville de Bossangoa (Nord de la Centrafrique) en abattant un jeune homme.

Au plein centre de la Ville de Bossangoa, chef lieu de la Préfecture de l’Ouham, région de l’ancien Président François Bozizé, une patrouille de la Sangaris a publiquement abattu un jeune homme pris pour un Anti-Balaka.

4342153_6_8aa3_des-militaires-francais-de-l-operation_de5955869a01edc7e318002bc6b3e3f0D’après les faits rapportés par Radio Ndeke Luka (RNL) à Bangui, « l’interpellation du commandant de région des Antibalaka par les soldats de Sangaris a provoqué la colère des jeunes miliciens qui se sont soulevés pour protester contre cette arrestation qu’ils estiment injuste. Les militaires français se sont vus dans la contrainte d’effectuer des tirs d’intimidation pour disperser les protestataires. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été mortellement touché. En représailles, les jeunes mécontents s’en sont pris au Maire de la ville et à son adjoint qu’ils qualifient de traitres ».

Cet incident a entrainé une forte effervescence dans la ville avec le pillage et l’incendie de plusieurs bâtiments servant de bureaux administratifs ou de maisons d’habitations de certaines autorités à Bossangoa.

« La maison de l’adjoint au Maire a été pillé et incendiée, la maison du sous-préfet de la Nana Bakassa a été pillé et le bâtiment des impôts servant de locaux de la Préfecture a été saccagé tandis qu’un enfant du Maire de la ville se trouve actuellement hospitalisé suite a de violentes brutalités des révoltés », a précisé un humanitaire centrafricain.

Aux dernières nouvelles, le calme est revenu dans la ville après l’appel à la cessation des actes de vandalisme lancé ce jour par le commandant des Anti-Balaka.

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