Centrafrique : un chef Anti-Balaka incendie un village après l’assassinat de son frère

Kangbi-ndara.com / Andilo, général autoproclamé et redoutable chef de plusieurs unités de miliciens Anti-Balaka a voué aux flammes un village situé à environ 20 Kilomètres de la Commune de Bangangolo sur l’axe Damara-Bouca dans la Kémo (Centre-Sud) pour venger la mort de son cadet.

miliciens-anti-balakas

C’est le sauve-qui-peut dans un village environnant de Bogangolo où le frère cadet du général Andilo a été abattu le 22 septembre 2014 pendant qu’il se trouvait en poste à l’une des barrières qu’ils ont érigée sur l’axe Damara-Bouca. Les auteurs sont de villageois constitués en autodéfense exaspérés de l'abus de rackettages et des exactions perpétrées par les hommes d’Andilo dans leur localité.

Selon une source locale, cinq personnes y compris le frère d’Andilo ont péri suite à l’attaque.

D’après un officier de la gendarmerie centrafricaine à Kangbi-ndara, les villageois ont organisé une attaque surprise contre les positions  des éléments d’Andilo parmi lesquels son jeune frère. Le cadet du chef Anti-Balaka a été décapité par des villageois armés d’armes rudimentaires. Alerté de la disparition de son cadet, Andilo et des renforts ont quitté Bangui en trombe en direction de Bangangolo tirant sur tout ce qui bouge sur les lieux d’exécution de son frère.  Furieux de ne trouver aucun villageois sur qui déferlé sa cruauté, Andilo et ses hommes ont incendié le village obligeant ainsi ses habitants à élire domicile en brousse.

Le gendarme sus mentionné d’indiquer que le général Andilo siègerait depuis lundi dans le village en question et qu’il est toujours impossible pour les habitants d’y revenir. "Cet incident meurtrier a eu lieu un jour après que des Anti-Balaka ont tué cinq sujets musulmans dans cette localité",a expliqué le porteur de tenue.

Le 15 août dernier, les hommes du chef de guerre Andilo ont brûlé vif un jeune dans le 8e arrondissement de Bangui suite à une querelle entre le général Anti-Balaka, accusé d’abus d’autorité, et quelques éléments des Forces armées centrafricains (FACA) a tourné à un accrochage meurtrier à Boy-Rabe (4e arrondissement). Suite à ces violences sanglantes, Andilo était contraint de quitter sa zone de prédilection le 4e arrondissement pour se cacher dans le 8e arrondissement. 

Le hic sans effet de surprise, l’indifférence des autorités de la Transition ni de forces de maintient de la paix en Centrafrique devant une telle barbarie.  

Jynali

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