Centrafrique: une marche populaire sévèrement réprimée par la Minusca

Kangbi-ndara.info / En ligne de tête de la grande marche de ce 28 septembre 2015 marche pour exiger la démission de la Présidente Catherine Samba-Panza, marche ayant fait près de 10 blessés par balles à l’embrasure du palais présidentielle à Bangui, les grandes figures du parti travailliste centrafricain Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé, notamment Olivier Gbangouma, capitaine de l’Armée centrafricaine et Christian Guenebem, secrétaire générale du KNK.

IMG_0776Près  de deux milliers et demi de Banguissois sont descendus dans la rue ce matin lundi à Bangui pour exiger la démission de la Présidente de la Transition par intérim Catherine Samba-Panza, actuellement à l’extérieur du pays pour des raisons de travail.

La marche a débuté aux environs de 8 heures de la journée au quartier Combattant dans le 8e arrondissement. D’autres groupes de manifestants ont rejoint le mouvement au niveau de monument des Martyrs et  sur la place des Nations Unis  dans le 2e arrondissement avant de prendre la direction de l’objectif final : un sit-in devant le palais présidentiel.

Sur les morceaux de cartons et des banderoles confectionnés par les manifestations sont inscrits les phrases suivantes : « Dégage Samba-Panza » ou encore « Démission Samba-Panza ».

De combattant à Lakouanga, un quartier dans le 2e,  la marche des manifestants n’a nullement été perturbée par les forces de l’ordre nationales et étrangères qui se croisaient avec la foule mobile.

C’est au centre-ville que des premiers coups de feu de dissuasion des casques bleus ont retenti en face de l’Immeuble Rayan, a environs 500 mètres du palais. Les manifestants ont tout de même progressé jusqu’à moins de 100 mètres du palais avant d’être arrosé par des tirs à bout portant des casques bleus burundais en charge de la protection du palais présidentielle.

IMG_0785 IMG_0787Le premier bilan fait état de 10 blessés par balles parmi les jeunes manifestants. Très rapidement les manifestants se sont dispersés tout en laissant entendre que « nous ne lâcherons pas ».

Les deux personnalités ayant fait figure de proue dans cette marche ont accepté des prises d’images mais ont observé un mutisme selon leur stratégie dite "d'honneur" ou de « sécrèt ». " J'ai marché aux côtés des jeunes en tant qu'un simple citoyen pour qu'il n'y ait pas de débrodement. Que mon acte ne soit pas interprété autrement ", a précisé Christian Guenebem.

Il convient de rappeler que cette marche populaire intervient 3 jours après l’assassinat d’un jeune musulman dont le corps a été retrouvé à Combattant. Un incident meurtrier déclenchant une flambée de violence dont le bilan estimatif fait déjà plus de 100 morts en 3 jours. Le Premier ministre Mahamat Kamoun a décrété hier, pour la présidence de la République, un couvre à Bangui de 18 heures du soir à 6 heures du matin, couvre encore non observé dans la majeure partie de la capitale.

Johnny Yannick Nalimo

 

 

 

 

 

Comments

comments




Laisser un commentaire