Centrafrique : une nouvelle AG des ex-Séléka convoquée à Bria piétine

Kangbi-ndara.com / Plus de dix mois après leur départ forcé en janvier après un éphémère pouvoir désastreux à Bangui, les ex-rebelles de la Séléka n'en finissent pas de se réorganiser. Une nouvelle Assemblée Générale de ce Mouvement est convoquée à compter de ce jour à Bria au nord-est du pays, à l’initiative de l’ancien Ministre d’Etat Gontran Djono Ahaba. Mais, elle risque d’être boycottée par les principaux acteurs, notamment les officiers et hommes de rang, qui sont loin d’accorder leur violon sur les questions à débattre.

1411378179633En effet, depuis leur première Assemblée Générale de Ndélé ayant abouti à la mise en place d’un Etat-major commandé par le Général Joseph Zoundeko, d’autres assises aux allures d'Assemblée générale se sont respectivement tenues à Birao en juillet, à Bambari en septembre, à Kaga-Bandoro en octobre et, présentement à Bria. Mais déjà, cette dernière AG est loin de faire l’unanimité au sein des ex-combattants. Selon des sources internes au Mouvement, presque tous les officiers refusent que les travaux se tiennent faute de consensus sur l’objet de l’assise.

Convoquée à l’initiative de l’ancien Ministre d’Etat Gontran Djono Ahaba, l’un des bras droit du Mouvement qui bénéficiait dans un premier temps de l’appui du Général Zacharia Damane, l’AG de Bria dont les travaux devraient s’ouvrir aujourd’hui jeudi, court vers un boycott. Selon un officier Seleka, l’aile militaire dans son ensemble n’est pas disposée à remettre en question les conclusions de la dernière AG de Kaga-Bandoro ayant conduit à la mise en place d’un nouvel Etat-major dirigé par le Général Arda A’akouna. 

Evaluées à environ 170 hommes provenant principalement de Bambari et de Kaga-Bandoro, ces troupes devraient mener des discussions visant à "la mise en place du nouveau bureau des Forces républicaines qui mettra un terme à l'appellation d'état-major, puis du bureau politique". Y arriveront-ils ? En tout cas, rien ne permet au stade actuel de le certifier car, les discordances vont sans cesse croissantes.

Chaque camp affirme vouloir prendre part au processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays. Hélas, la réalité sur le terrain laisse présager d’autres intentions. Une affaire à suivre…

Tim Barès

 

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