Centrafrique : une préférence de la Présidence centrafricaine qui fait la polémique

Bangui le 11 juin (Kangbi-ndara.net) La cheffe du cabinet particulier de la Présidente, sa fille Christelle Sappot, aurait payé 30 millions de FCFA (soit environ 47 000 euros) la facture d’un magazine dirigé par un camerounais. Des voix s’élèvent dans la diapora centrafricaine pour dénoncer ce geste qualifié de « déni de patriotisme » ou de « crime contre la transition ».

cspIl s’agit d’un magazine africain dénommé l’Expression du Centre, dirigé par un camerounais régulièrement aperçu au Palais de la Renaissance à Bangui qui aurait encaissé 30 millions de FCFA pour un article titré : « Les premièrs succès de Samba-Panza dans la pacification de la RCA ».

Ce matin, la divulgation de cette nouvelle par le journaliste centrafricain Wilfried Maurice Sebiro, dans un pamphlet catalyseur, a déclenché une avalanche de réactions de la part des internautes centrafricains dont certains ont remonté aux origines de la Présidente pour tenter de comprendre ce que le propagateur de cette information qualifie d’un « déni de patriotisme ».

« Si cette information se confirme, c'est un crime contre la transition qui constitue une offense à la souffrance du Centrafricain » tance l'ancien Porte-parole De l’ancien Président André Kolingba et d’Émile Nakombo, Clément de Boutet M’bamba qui s’explique en ces termes : « Ceux qui sont à l'origine de cette initiative ont perdu tout contact avec la réalité. 30 millions de FCFA, c'est le salaire mensuel d'environ 380 instituteurs ou infirmiers en début de carrière. 30 millions de FCFA, c'est ce qu'il faut pour avoir une passerelle provisoire sur l'avenue Dacko en attendant la reconstruction du pont Sapéké entre les 2ème et 6ème arrondissements de Bangui et soulager 1/4 de la population de la cité. Rien, absolument rien dans l'état actuel du pays ne justifie une telle dépense de confort ».

Plusieurs sources proches de la Présidence centrafricaine affirment que la Présidente s’offre fréquemment les consultations d’au moins deux éditorialistes camerounais dont l’un serait le fils d’un célèbre journaliste camerounais décédé il y a quelques années.

Le fait que la Présidente se rapproche davantage des médias étrangers au détriment des médias locaux n’est pas très apprécié par de nombreux centrafricains qui y voient une expression de « sa reconnaissance d'avoir vu le jour grâce à un Camerounais ».

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