Circonstances réelles du décès de l’artiste Vey Zo : tabou sur l’hypothèse d’un assassinat

Kangbi ndara.info/ Une enquête est ouverte à Bangui pour élucider les circonstances réelles du décès de l’artiste rappeur centrafricain Merveille Parfait Gonikara alias Vey Zo. Son de cloche du Comité d’organisation des obsèques de Vey Zo au cours d’une conférence de presse qu’il a organisé le 10 janvier 2018 à Bangui.

L’artiste Vey Zo auto baptisé de son vivant « Le pasteur de la rue » serait assassiné et non décédé suite au supposé accident de circulation causé par la surdose de l’analgésique Tramadol. L’hypothèse d’un meurtre habillé circulant déjà à Bangui a été évoquée par le Comité qui déplore la non ouverture d’une enquête pour élucider les causes véritables de la tragique disparition du rappeur. Aussi, le Comité présidé par le promoteur artistique Bienvenu Paradis Gbadora regrette qu’aucune autopsie ou analyse médico légale n’était faite pour confirmer ou infirmer la supposition de l’accident.

A en croire le témoignage d’une sentinelle non loin de l’endroit où le corps à moitié sans vie de l’artiste a été retrouvé, Vey Zo serait victime d’assassinat. Selon les propos de la sentinelle, rapportés par Gbadora devant la presse, tard dans la nuit du 24 au 25 décembre 2017, il y aurait collusion de deux motos, celle conduite par Vey Zo et une autre, puis s’en était suivie une brève discussion entre l’artiste et quatre individus avant que l’artiste ne soit retrouvé allonger au sol avec une fracture profonde au crane.

Pour le Comité il n’y a mot dire de plus sur l’hypothèse d’un meurtre car une enquête est ouverte et que seule l’issue de cette enquête déterminera la suite. Une enquête de ce genre a-t-elle déjà aboutie en République Centrafricaine ?

Les zones d’ombre couvrant cette tragédie seraient à l’origine des mesures prises par les parents de Vey Zo refusant d’ouvrir le cercueil lors des funérailles. Personne n’a perçu le visage sans vie de Merveille Parfait Gonikara. Les parents avaient aussi renvoyé toute personne étrangère à la famille avant d’inhumer l’artiste selon certaines pratiques et rites traditionnels.

Par ailleurs, le Comité dit regretter l’incident survenu au retour de l’enterrement de Vey Zo. L’incident opposant les musiciens du groupe Sapéké Maison Mère de Losseba Ngoutiwa et certains hommes en tenue. Au nom de la solidarité artistique et en la mémoire du disparu, le Comité exhorte l’artiste Losseba à se calmer pour éviter toute récupération de la situation.

A l’occasion, le Comité remercie les autorités centrafricaines, les artistes, les bénévoles et toute personne qui de près ou de loin ont contribué à la réussite des funérailles de Vey Zo qui s’enregistre une première en République Centrafricaine. L’on estime à plus dix mille le nombre de personnes présentes aux obsèques du Pasteur de la rue.

Instruit par le ministère centrafricain des Arts et de la Culture, le Comité organisera à Bangui le quarantième jour du décès de Vey Zo suivant la tradition centrafricaine. Et désormais sera organisé tous les six janviers en Centrafrique un festival baptisé « Festi Vey Zo » en mémoire du désormais monument du hip hop centrafricain Merveille Parfait Gonikara.

Vey Zo ancien leader du groupe MC Fonctionnaire et fondateur de Ngaragba Music s’est éteint le début d’après-midi du 31 décembre 2017 à l’hôpital Communautaire de Bangui après près d’une semaine dans le coma. La première version affirme que Vey Zo s’est brisé le crane dans un accident de circulation dans le 5ème arrondissement .

Les résultats de cette enquête sont très attenus

Kangbi ndara




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