CNT : combien vaut la « tête » de Ferdinand Alexandre Nguendet ?

Dites le moi, et je mettrais la main à la poche, pour m’offrir la tête de Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, président de ce qu’il convient d’appeler Conseil National de Transition ou encore mieux, le Conseil National des Truands, soit !

ngedeSi sa « tête » est plus chère que prévu, il y a tout de même une seconde option : je vendrais à un franc CFA symbolique, la République Centrafricaine puisqu’elle ne vaut pas un euro symbolique, comme se complaisent à le dire, certains compatriotes africains.

Anicet Georges Dologuélé les a entendus dire, dans un métro parisien, que notre pays ne valait même pas un euro symbolique. Soit que la République et tous ses citoyens ne valent pas un euro symbolique, ce qui est alors une insulte à notre endroit, soit, la tête de Ferdinand Alexandre Nguendet ne vaut pas plus qu’un FCFA symbolique. Dans ce cas, qu’on nous épargne les guéguerres de positionnement qui semblent prendre le dessus.

L’Union Européenne qui semble être à l’origine de cette « guerre » veut-elle la tête de Ferdinand Alexandre Nguendet ou bien son poste de Président du CNT ? La question vaut la chandelle et mériterait d’être posée.

A y voir de près, cette « demande de renouvellement du bureau » du CNT, émis par le représentant de la délégation de l’Union Européenne, Monsieur Guy Samzum, n’est, en réalité, que la face immergée de l’iceberg.

Bien plus que l’Union Européenne qui se soucie de la « légitimité » pour ne pas dire de la « crédibilité » des hommes appelés à servir le CNT, il y a, d’autres esprits malins, qui veulent bien profiter de cette demande européenne, pour acheter à vil prix, la tête de Ferdinand Nguendet.

Mais qu’à-t-il fait pour que sa « tête » officieusement et son poste « officiellement » soient mis à prix ?

On ne saurait deviner tant, il n’y a que les prestidigitateurs pour disposer d’une telle capacité.

Mais comme les questions de préséances dans l’ordre protocolaire sont si importantes à telle enseigne que les uns et les autres en arrivent à leur plume pour ramener les uns et les autres à la raison, l’orgueil personnel des uns n’a-t-il pas prévalu sur la petite personne des autres, considérés à tord ou à raison comme indignes de leur marcher dessus ?

En tout cas, ça ne finit pas de nous divertir tant, la transition centrafricaine qui n’a consommé que trois mois sur les 18 n’en finit pas de nous servir des spectacles plus ou moins nauséabonds.

Des spectacles qui n’ont aucune importance pour le centrafricain lambda qui se demande ce qu’il mettra aujourd’hui dans son ventre creux, pour l’éleveur qui se voit volé son bétail, pour les transporteurs qui se font payés des droits imaginaires d’escorte, pour le parent qui a peur de laisser partir son enfant à l’école, pour les femmes qui se demandent quand est-ce que leurs maris seront payés, pour la femme centrafricaine qui se fait violer, pour les endeuillés qui se demandent si leurs marmites de « ngoundja » seront emportés par la Séléka avant la mise en terre de leur parent, pour les journalistes qui se voient privés petitement mais surement de leur liberté d’expression, pour les chrétiens qui ont peur de faire montre de leur chrétienté, pour le centrafricain qui a tout simplement peur de l’avenir.

Oui, sans aucun doute, la guerre pour ne pas dire la guéguerre de positionnement qui cloue au pilori la République, n’a aucune importance. Sinon, pour ses tenants et aboutissants.

Mais la République, meurtrie, avilie, asservie et pillée à souhait par les mercenaires qui ont pris possession de notre Cité, ne saurait rester la propriété de certains malins qui privilégient beaucoup plus leurs intérêts personnels, ceux de leurs compères au détriment du citoyen centrafricain qui ne fait que constater la descente aux enfers de son pays.

Que Nguendet reste président du CNT, qu’il soit destitué et remplacé par quelqu’un d’autre, les préoccupations du peuple, comme elles l’ont toujours été, demeurent la sécurité, préalable à la consolidation de la paix. De grâce, ayez pitié du centrafricain qui ne vaut pas un « euro symbolique », créer lui les conditions pour qu’ils se sentent en sécurité sur la terre de ses ancêtres et épargnez nous, les mises en scène qui ne remplissent pas du tout le panier déjà troué de la pauvre ménagère.

Auquel cas, faites moi signe, et je vendrais la République pour me payer la « tête », sinon le poste de Ferdinand Alexandre Nguendet afin d’assouvir, vos pulsions ou bien, vos intérêts.

La rédaction

 

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