Réaction: commentaire d’Interview exclusive en français du président de PUR

Eddy Symphorien Kparekouti  en direct sur RFI  Kiswahili  29/07/2015

" Nous tenons  à relever le caractère contraignant du troisième  calendrier électoral publie par l’ANE et surtout le syndrome de l’impréparation et du pilotage à vue qui minent l’actuel processus électoral en Centrafrique.

Nous rappelons  notre opposition à une transition élastique, une transition inféconde à la quelle, l’on habitue les Centrafricains depuis plus de dix huit mois aujourd’hui malgré les limites incontestables de ceux qui, par la force des choses, se sont retrouvés à la tête de cette nation meurtrie. Une transition qui, surtout n’a jamais su apporter des réponses idoines aux multiples problèmes vitaux auxquels sont confrontés nos concitoyens.

Malgré tout, Nous  refusons  de s’inscrire dans les mascarades électorales qui ne respectent pas la violenté du peuple,  porteuses d’un espoir à la solution de la crise sociopolitique.

Nous ne saurons admettre que les prochaines élections soient
émaillés ou entachés de fraude massive sacrifiées sur l’hôtel d’intérêts égoïstes et politiques d’une frange de leaders qui ne jurent qu’au nom du pouvoir.

Nous rappelons  à tous, lors du forum de Bangui, les Centrafricains  réunis, ont appelé à l’organisation des élections crédibles, des élections de sortie de crise, capables de redonner confiance en l’avenir et surtout créer les conditions d’un nouvel élan.

Malheureusement,  de nombreuses pesanteurs  menacent aujourd’hui fortement la sincérité de ces échéances et risquent de perturber tout
le processus. C’est avec regret et consternation que nous constatons que l’Autorité Nationale des Elections (ANE), censée gérer de manière indépendante le processus électoral, ne soit devenue qu’une chambre d’enregistrement et de diffusion des décisions de l’intelligence extérieur  qui n’est autre qu’un organe de pression et de diktat politique envers la République centrafricaine .

Nous dénonçons  avec fermeté, l’ingérence flagrante, hasardeuse et illégale de certaines puissances étrangères dans le processus électoral en Centrafrique, ingérence qui risque de porter un coup fatal aux élections que nous souhaitons tous,  démocratiques et crédibles.

Par conséquent, Nous, les peuples centrafricains tiendront pour
responsable, certaines puissances étrangers de l’échec du processus électoral en RCA ainsi que de toutes les conséquences que cela peut avoir sur la situation dans  ce pays qui n’est pas encore sorti de
l’auberge du chaos.

Dès lors, l’échec prévisible des opérations du recensement électoral
est inscrit par les inscriptions massives des étrangers. Cette faille incombe, l’entière responsabilité aux organisateurs du processus .

Nous  rappelons  aux autorités de la transition et à la communauté internationale que l’organisation des élections relève de la
souveraineté de chaque pays. L’accompagnement attendu de la communauté internationale ne peut justifier cette ingérence douteuse de certaines puissances étrangères.

Nous exigeons  des autorités de la transition une certaine rigueur dans la gestion de sortie crise dans notre beau et cher pays la Centrafrique .

Nous appelons  l’ensemble des forces vives de la nation au rassemblement citoyen et à la vigilance nationale contre cette ingérence de certaines puissances étrangères , facilitée par la faiblesse des autorités de transition  , ingérence qui veut bafouer les principes de la démocratie en imposant le vote des réfugiés par tous les moyens au mépris des textes internationaux en la matière.
C’est ensemble que nous pouvons réussir et sauver la République Centrafricaine. Nous sommes capables de le faire mais prenons courage. C’est dur mais tant mieux.

Enfin, Nous appelons l’implication ardemment politique des pays Africains en particulier afin de sortir la RCA de cette crise".   

 Propos recueillit par Victor Robert Wile

 Radio France International en langue Kiswahili  

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