Communication présidentielle: ça craint au palais de la Renaissance

Kangbi ndara.info/ Ce serait une lapalissade de complimenter en des termes élogieux ou encore avec ironie la production professionnelle de l’équipe de communication de la présidence centrafricaine. A ce sujet, les avis sont quasi unanimes : « c’est merdique ».

C’est plus qu’un fait, deux ans déjà que le Président de la République Faustin Archange Touadera continue de se plaindre de graves dérapages de la presse nationale marqués par des injures, des diffamations ternissant l’image des Autorités nationales, de ce qui parait de l’indifférence complice du Haut Conseil de Communication qui semble ne rien faire pour appliquer les mesures coercitives à l’encontre des médias enfreignant l’éthique et la déontologie de la profession de journalisme mais par-dessus tout de ce qui frise le sabotage planifié des activités présidentielles acté très tôt par la cellule communication du palais de la Renaissance.

Pointé du doigt accusateur, le Haut Conseil de Communication de Centrafrique reconnait avoir laissé des marges de couverture à l’ensemble de la presse nationale que certains professionnels de médias s’en sont servis à d’autres fins. Le HCC n’entend plus en laissé davantage et exhorte les services de communication des institutions étatiques à le saisir dans le délai en cas des dérapages.

La récente dynamique du ministère centrafricain de la Communication ne couvre qu’une infime partie des défaillances professionnelles relevées tant à la présidence et au Gouvernement que dans les autres institutions de l’Etat.

Du point de vue de certains éditorialistes centrafricains, les irrégularités décriées par le Chef de l’Etat, en ce qui concerne l’activité des médias nationaux en particulier de la presse écrite, n’est que le reflet du positionnement de la cellule communication de la présidence et de la presse présidentielle qui s’isolent à tout va.

Ces éditorialistes se félicitent des efforts fournis par quelques institutions de l’Etat qu’ils jugent conséquents en matière de communication. Entre autre, le ministère des Finances et du Budget, la Direction générale de l’Energie centrafricaine et la Direction générale des Douanes et Droits Indirects.

Naturellement certains s’interrogeraient pour savoir comment les autres d’en bas y parviennent et combien fois plus la présidence de la république ? Quel est le problème réel du truisme de la cellule communication au palais de la Renaissance ? Le pays manque-t-il réellement de ressources qualifiées pour vendre l’image de la Centrafrique en partant de son président ? Le Chef de l’Etat a-t-il trouvé anormal que la revue de presse quotidienne de la présidence se fasse par les services de renseignement politique et non par l’entité appropriée ? La cellule communication de la présidence exige-t-elle des journaux de la place les dépôts légaux pour relever au quotidien les dérapages et autres pour toute fin utile ? Objectivement, le HCC est-il vraiment responsable des failles communicationnelles signalées depuis les premières heures du système en place ? Est-ce possible de prétendre à ce qui s’apparente à de l’insubordination ou une conspiration contre le régime en place sans faire mention d’Albert Mokpem Ministre, Conseiller en Communication et porte-parole à la présidence?

Kangbi ndara n’a pas la prétention de laisser sans réponse les interrogations ci-dessus. La rédaction y reviendra dans ses prochaines publications en l’élargissant jusqu’au gouvernement.

La rédaction




Laisser un commentaire