« Complot » : le divorce prononcé entre Bozizé et Touadera ?

Kangbi-ndara.info/ L’ancien Président, le général d’Armée, François Bozizé serait en courroux contre son ex-Premier ministre et l’actuel Chef d’Etat centrafricain Faustin Archange Touadera pour avoir laissé la Minusca arrêter son fils le colonel Jean Francis Bozizé.

Bozize-retour-m_0A en croire les indiscrétions des certains officiers de l’Armé centrafricaine, Si Jean Francis Bozizé restait encore en prison, il n’est point de doute que l’inévitable se serait déjà produit à Bangui et dans quelques villes de provinces. Ces gradés soutiennent que tous les ingrédients d’un soulèvement sous diverses formes allant de la population aux principaux groups armés  étaient visibles mais sans doute désamorcés. Peut être, simplement retardés ?

«  S’il a arrêté mon fils, qu’il le tue. Je viendrai récupérer son cadavre », phrase de l’ancien Président François Bozizé Yangouvonda de Nairobi au Kenya en apprenant la nouvelle de l’arrestation de son fils Jean Francis Bozizé à Bangui par la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

La base pyramidale de ceux qui ont soutenu, sans coup férir, la candidature du Président Touadera est fissurée sérieusement même si quelques cadres du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) tentent de refermer les brèches ouvertes par ce cette arrestation que certains qualifient de « complot ».  « C’’est un complot de la Minusca et des autorités centrafricaines. C’est connu, le Directeur de Cabinet du Président a instruit l’arrestation de Francis et la Minusca s’est exécutée », révèle une source couverte sous l’anonymat.

L’on signale qu’à Bossangoa, ville natale de Jean Francis Bozizé, alors une des villes trampolines du candidat à la présidentielle Faustin Archange Touadera, la portée est tout autre. « 2020 n’est pas loin, Touadera va voir »,  promesse d’une raclée politique de certains habitants de Bossangoa à l’actuel Président centrafricain lors de la future présidentielle. Sachant que Touadera mettrait actuellement deux cordes à son arc en initiant la création d’un parti politique baptisé « Cœurs Unis », ce guet-apens intentionnel ne serait-il pas un coup d’épée dans l’eau ?

Johnny Yannick Nalimo

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