Congo : des réfugiés centrafricains aux abois

Kangbi-ndara / Condition de vie précaire d’environ 5000 centrafricains réfugiés au Congo pour être à l’abri de la crise militaro-politique en Centrafrique. Devant une avalanche de difficultés que représente l’étranger, cette frange du peuple doit tirer le diable par la queue pour faire face au quotidien.

Brutalite_Police_CongoIls sont des milliers de centrafricains qui peinent à assurer leur survie loin de leur riche et fertile territoire d’environ 623 000 km2, en proie à toutes sortes de violences depuis décembre 2012.

D’après les médias congolais, par le biais desquels certains réfugiés centrafricains ont tiré ce début novembre 2014 la sonnette d’alarme, relative à leur criarde condition de vie, ces derniers se disent totalement abandonnés par le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), qui ne s’attèle qu’à leur offrir des attestions de réfugiés sans une quelconque prise en charge.

Selon Yvon Tchikaya, président de la Communauté des réfugiés et demandeurs d’asile (CRDA), une structure créée par les réfugies centrafricains de Brazzaville, cette situation ne facilite en rien leur intégration au Congo.

La presse congolaise précise que les réfugiés venus de la Centrafrique sont le plus confrontés aux problèmes financiers, alimentaires et de logement en milieu urbain. Certains doivent supporter de dures corvées dans des chantiers de bâtiments pour un salaire journalier atteignant difficilement 1 dollars (soit environ 500 FCFA).

Par ailleurs, de sources divergentes, face aux aléas de l’étranger, bon nombre de centrafricains, précisément ceux de Brazzaville, s’adonnent à des pratiques immorales telles que la prostitution, la cleptomanie, l’homosexualité et la pédophilie. Des choix qui coûtent parfois extrêmement chers à ceux qui tombent dans les mains des forces de l’ordre.

Il convient de préciser que selon les textes réglementaires du HCR, cette institution ne prend en charge (abri, nourriture, médicament, éducation, formation) que des réfugiés basés dans les camps. Ceux qui sont enregistrés et qui choisissent délibérément de vivre en milieu urbain doivent s’auto prendre en charge.   

 

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