Construction de 100 logements sociaux à Sakaï : le projet a du plomb dans l’aile

Kangbi-ndara.info/ Le projet est financé à 70%, la deadline est épuisée et les logements ne sont encore disponibles. Qu’est ce qui bloque l’aboutissement de ce projet quasi totalement financé par le royaume chérifien ?

Dire que rien n’est fait du financement alloué à la construction de 100 logements sociaux à Sakaï, n’est pas vrai. Dénoncer que ce qui est fait stagne depuis plusieurs mois contrairement à toute attente est vrai.

La presse nationale a relayé le début de l’année en cours la satisfaction d’une délégation du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville du Royaume du Maroc, reçue en audience à Bangui par le ministre centrafricain de l’Urbanisme de la Ville et de l’Habitat, Gaby Francky Leffa.

Cette mission conduite par Fatma Chihab s’est félicitée de l’avancement des travaux et a même attribué une « bonne note de bon élève » au ministre Leffa. Seulement, après le départ de cette mission, les travaux semblent avoir du plomb dans l’aile.

« Ce Projet constitue pour le Maroc et bien-sûr pour la République centrafricaine, un Projet de coopération que nous estimons réussir dans les prochains mois. Et, nous pensons que nous allons épuiser les deux mois pour achever ce Projet et c’est ce que nous souhaitons », a laissé entendre Fatma Chihab, le mois de mars 2018 lors de la mission qu’elle a conduite à Bangui, comme si elle sentait déjà l’odeur de roussi pour insister sur le délai.

Deux mois après, le statuquo.

Les 30%, du financement, restants expliquent-ils l’épuisement et le débordement de la deadline ? Le ministre Leffa a-t-il quelque chose à voir avec le retard des travaux ? L’argent décaissé par le Royaume du Maroc a-t-il été réellement dépensé selon les normes ? Le ministre Leffa ou le Comité mixte composé des cadres marocains et centrafricains pour éclairer la lanterne des Centrafricains sur cette affaire ?

Sans tergiversation, plusieurs sources du milieu politique centrafricain portent amplement le chapeau au ministre de l’Urbanisme de la Ville et de l’Habitat, Gaby Francky Leffa, qui se fait déjà une réputation sulfureuse.

« Seul le ministre est en mesure de justifier le retard accusé dans l’exécution des travaux et la gestion du financement », orientation d’une source, au département de l’Urbanisme de la Ville et de l’Habitat, qui exige l’anonymat total.

Par ailleurs, certaines rumeurs qui circulent actuellement à Bangui révèlent que la cagnotte du  ministre Leffa? qui se fait une réputation sulfureuse, est pleine à déborder des billets sonnants des commerçants libanais. Il s’agirait d’un pot-de-vin de 100.000 euros (soit 65.000.000 FCFA) lié à un litige foncier dans le 7ème arrondissement de la capitale centrafricaine.

A suivre…

Kangbi-ndara




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