Corridor Bangui Garoua Mboulai : les rebelles du FDPC érigent l’école de Zoungombo à leurs base arrière

Les éléments de Martin KOUNTAMANDJI dit Abdoulaye Miskine du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC)  ont imposé depuis plusieurs mois une base militaire dans les locaux de l'école Zoukombo à 15 km de Béléko. Du coup, les élèves de ce village ne peuvent plus terminé leurs études au titre de l'année scolaire 2015-2016. Ils réagissent ainsi, au vu et au su des forces de défense nationales et internationales qui font des patrouillent régulières sur cette voix.  

FFFAu lendemain de l'ultimatum lancé aux nouvelles autorités pour l'exécution des otages de Baboua dans la préfecture de la Nana Mambéré, le mouvement FDPC d'Abdoulaye Miskine continue toujours de démontré sa force aux autorité centrafricaine. Ces éléments qui se basaient dans la brousse aux environs de Foro, Zoukombo et Nguia-Bouar dans la sous préfecture de Baboua ont quitté leurs anciennes position pour s'installer désormais dans une école de Zoukombo à 15 Km de Béloko. Cette situation constitue un véritable blocus pour les élèves de cette localité qui doivent terminer leurs études après plusieurs années de paralysie que le système éducatif à connue dans la région. 

Une source locale nous fait savoir qu' "ils sont là depuis trois mois. Ils ont érigé cette école à leurs base à la présence des notables de la localité qui n'ont rien à leurs reprocher. Certains de leurs éléments sont encore en brousse avec les otages qu'ils ont pris depuis des mois. Les autorités doivent prendre leurs responsabilité, ce n'est pas possible". Cette réaction est  confirmée par plusieurs autres usagers qui font régulièrement la navette entre Bangui et Garoua Mboulai. Le phénomène FDPC n'a trop duré sur le tronçon Bangui Béloko qui, aujourd'hui est la seule voix de ravitaillement de la Centrafrique en produits de première nécessité.

La libération des otages, un mythe  

La libération de plus d'une vingtaine de captifs parmi les quels le sous préfet, le maire et le pasteur protestant de Baboua reste encore un veritable mythe.  Car, après la menace d'exécution de ces derniers en début mai dernier par les rebelles du FDPC, les autorités centrafricaines qui ont lancé des pourparlers qui n'ont pas encore abouti à une suite favorable.  Les forces onusiennes qui ont tout les moyens possible pour neutraliser ces hors la loi afin de libéré cette paisible population n'a rien fait de ce coté.  Ce qui justifie la passivité des casques bleu qui se vantent jour et nuits qu'ils sont là pour protéger la population civile.

La seule solution aujourd'hui, est de donner une mission robuste aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui connaissent le terrain de mettre hors d'état de nuire le FDPC qui ne respect aucun accord de cessez le feu ni le processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement. Depuis la fin de la transition, les groupes rebelles notamment les Ex-Séléka, les éleveurs peulhs du Colonel SIDIKI dans la Nana Mambéré, les Ex-Balaka, la LRA (Lord Army Resistance) de Joseph KONY et le FDPC de Miskine ont renouer avec la violence pour déranger la quiétude qui semblent revenir un peut en Centrafrique. Le nouveau président ne doit pas avoir de pitié pour ces seigneurs de guerre. 

                                                                Igor Djeskin SENAPAYE   

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