Coup d’Etat en Guinée équatoriale : Obiang accusé de graves crimes contre l’humanité

Kangbi ndara.info/ L’opposition équato-guinéenne réunie en coalition réclame l’ouverture d’une enquête de l’ONU pour les présumés crimes contre l’humanité commis par le régime dit « dictatorial » du Président Teodoro Obiang Nguema Mbassogo. Cette coalition exige la mise en liberté de tous les détenus putschistes arrêtés par le « dictateur » Obiang.

Sur son blog, le président de la Coalition de l’opposition pour la restauration d’un Etat démocratique (Cored), Abeso Ndong Salomon  publie le 06 février dernier sous format d’un article sa nouvelle catilinaire contre le « dictateur » Teodoro Obiang Nguema Mbassogo, accédant au pouvoir par un coup d’Etat.

Abeso Ndong Salomon qui veut par-dessus tout la libération des détenus putschistes à Malabo prétend que 10000 mercenaires étrangers, recrutés aux frais du contribuable, assurent la protection personnelle du Président Obiang. Selon lui, le putsch déjoué en décembre dernier est une nouvelle supercherie du Président équatoguinéen pour « éradiquer l’opposition sur place et en exil ».

Teodoro Obiang Nguema Mbassogo « pratique le génocide des opposants par la torture et les assassinats », fustige l’opposant Abeso Ndong. Il chiffre à plus de 600 le nombre des morts qu’Obiang aurait entassés « à la hâte dans des fosses communes » après sa prise du pouvoir par les armes le 03 août 1979.

L’opposant équato guinéen demande qu’une enquête de l’ONU soit ouverte pour les violations de droits humains perpétrés par le régime « dictatorial » de Teodoro Obiang Ngema Mbassogo.

Même son de cloche à l’Union Européenne où Catherine Ray porte-parole du Service extérieur de cette organisation estime qu’il y a en Guinée équatoriale une  « forte détérioration de la situation des droits de l’homme…Les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d’opposants politiques, qui se poursuivent sans discontinuer en République de Guinée équatoriale depuis les élections de novembre 2017, suscitent de vives inquiétudes ».

La goutte d’eau qui ferait déborder le vase pour l’heure est l’assassinat de l’opposant Santiago Ebee Ela, membre du parti d’opposition Ciudadanos por la Innovación (CI), Convergence pour l’innovation), 41 ans arrêté le 2 janvier  au Commissariat Central de Malabo et qui a succombé suite d’intenses tortures.

Par ailleurs, le Cameroun pays ayant aidé la Guinée équatoriale a déjoué le coup de force en voie d’exécution en décembre 2017 vient de restituer ce début février 2018 les 50 millions pris par devers le général Mahamat Kodo Bani, lors de son arrestation à Douala en décembre dernier. Le général Kodo Bani n’a pas nié son implication dans le coup d’Etat manqué mais réclame restitution de son argent. Ce qui vient d’être autorisé par les autorités policières camerounaises.

La dégradation du tissu politique en Guinée équatoriale et les accusations portées contre le Président Obiang font suite au coup de force avorté du 24 avec implication de plusieurs mercenaires de nationalité centrafricaine, soudanaise, tchadienne et équato-guinéenne. Pour l’heure Malabo poursuit les enquêtes en garantissant un traitement humain aux détenus et un jugement équitable pour tous.

Kangbi ndara




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