Coup d’Etat planifié du 15 Avril à Bangui : Kossimatchi dénonce le complot, quelques auteurs cités nommément

Kangbi-ndara.info/ De nouveau il sort de son silence avec cette phrase à la bouche : « l’heure est très grave ». Didacien Kossimatchi, se revendiquant homme politique centrafricain et fervent défenseur de la cause commune, accuse quelques têtes connues de la sphère politique nationale et de la Société Civile d’une énième tentative de manipulation de l’opinion contre le pouvoir centrafricain en place depuis 2016 et les russes dans le pays.

Plusieurs tracts distribués par des anonymes ces derniers jours à Bangui accusent le Président Touadera de violer délibérément la Constitution en favorisant la prime à la casse par la nomination en cascade des groupes armés à la présidence, au gouvernement, au cabinet du président de l’Assemblée nationale et à la tête de certaines institutions stratégiques du pays. Que l’armée est reléguée au second plan derrière les groupes armés et que le Gouvernement ne propose rien aux Banguissois comme palliatif à la pénurie d’eau devenant de plus en plus insupportable pour de nombreux ménages d’où la population doit sortir lundi dans les rues de la capitale pour exiger la démission du Chef de l’Etat et de son Premier ministre.

Ce matin 12 avril 2019, devant la presse, Didacien Kossimatchi, égale à lui-même, ne tergiverse pas. « Meckassoua, mentor connu du chef rebelle Abdoulaye qui a bloqué l’axe Bangui-Beloko le mois dernier, doit arrêter un jour de comploter contre le Peuple centrafricain cette fois via Béninga de la Société Civile et quelques anciens membres de son cabinet. Nous savons que c’est Beninga qui a conçu et distribué des tracts hostiles au Président Touadera, son Gouvernement et nos partenaires de la Fédération de Russie. Béninga et ses complices veulent soulever la population banguissoise contre régime le lundi 15 avril. C’est un coup d’Etat qu’ils préparent nous le savons et l’armée et les forces de sécurité intérieure doivent prendre leurs responsabilités ce jour ».

Didacien Kossimatchi de rappeler que « la paix n’a pas de prix » et poursuit que : le Président Touadera pactisera même avec le Diable pour ramener la paix dans ce pays. Il a promis ramené la paix et c’est ce qu’il n’a cessé de faire depuis trois années. Le Gouvernement a respecté sa part d’engagement en mettant les groupes armés devant le fait accompli qu’est de participer à la gestion du pays contre l’abandon de l’usage des armes, la dissolution de toutes leurs bases et la libre circulation dans l’ensemble du pays. ll incombe aux groupes armés signataires des Accords de Khartoum de respecter leurs engagements. Le Peuple centrafricain et la Communauté internationale observent attentivement ce qui se passe actuellement».

Le fervent défenseur du régime en place en fait une bouchée le prétexte de « l’amnistie voilée » contre toute attente de la population.

«  Nul n’échappera à la justice nationale et internationale. Leurs nominations ne riment en rien avec l’amnistie. Ils ont causé du tort au Peuple centrafricain, Ils ont saccagé ce pays, ils répondront de leurs actes devant le tribunal de Bangui, devant la Cour pénale spéciale et devant la Cour pénale internationale. Touadera n’a pas amnistié les bourreaux des Centrafricains. C’est un mensonge politique. Le Président Touadera s’est conformé aux clauses des Accords de Khartoum pour que son peuple recouvre la paix tant attendue », défend Kossimatchi.

Kossimatchi renchérit : « Bendounga est aussi derrière le coup d’Etat programmé du 15 avril 2019 qu’ils camouflent en une marche pour obtenir la démission du Président de la République et de son Premier ministre…Depuis le règne Koilingba, Bendounga était opposant jusqu’à ce que la Séléka ait fait de lui ministre. Après la Séléka, sans ciller des yeux,  il remet son manteau d’opposant en ramant contre les vraies aspirations du peuple qu’il prétend défendre. Heureusement que le discernement exercé aujourd’hui par les Centrafricains les mettent à l’abri des stratagèmes politiques d’hier ».

Didacien Kossimatchi se dit aussi très remonté contre Dominique Yandoka, « ce jeune dealer de stupéfiant en France qui se veut aujourd’hui un opposant au régime du Président Touadera parce que le marché de la conception des cartes d’identités lui a été refusé faute des dossiers conformes. Ce qui est bien c’est le fait que ce Yandoka et la prétendue politique qu’il mène politique n’intéressent personne. Il s’agite à vouloir instrumentaliser le réchauffement climatique occasionnant la pénurie d’eau enregistrée à Bangui contre le Gouvernement. Malheureusement pour lui, d’ici quelques jours, le Gouvernement va desservir gratuitement de l’eau potable dans des citernes dans toute la ville.

Kossimatchi révèle qu’une veillée d’arme sera instaurée dans la ville de Bangui afin de parer toute éventualité liée aux consignes des tracts distribués ces derniers temps dans la capitale à des fins déstabilisatrices.

Considéré par ses détracteurs comme le « fou du village » ou encore « le fou du roi », Dicacien Kossimatchi s’est très tôt révélé, après l’investiture du Président Touadera le 30 mars 2016, un « avant gardiste » centrafricain du type A1. Même si les avis sont souvent mitigés quant à ses dénonciations en raison de sa proximité avec le pouvoir en place, Kossimatchi se veut l’infatigable lanceur d’alerte en faveur des acquis démocratiques à préserver en République centrafricaine après le retour à la légalité Constitutionnelle marqué par l’accession du Président Faustin Archange Touadera au pouvoir.

La rédaction  




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