Cour d’appel de Bangui : Libéré, le député Vackat reprend son siège au parlement.

Kangbi-ndara.info/ La justice est rendue, le droit est dit ce 20 mars 2019 en faveur de l’Honorable Thierry Georges Vackat, député de la Sous-préfecture de Mongoumba. Arrêté le 29 octobre  2018 puis libéré sous Contrôle Judiciaire à la demande de ses avocats le 15 novembre 2018 suite aux incidents liés à la destitution d’Abdou Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée Nationale.

La Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Bangui vient de rétablir ce mercredi Thierry Georges Vackat dans ses droits en annulant la procédure suivie par le Ministère public en ordonnant sa mise en liberté sans condition.

Dès ce jour, toutes les restrictions imposées au député Vackat sont levées. Il peut se rendre à son lieu de travail avec tous ses attributs, il est libre de circuler dans l’ensemble du territoire et au-delà il perçoit désormais ses indemnités après cinq mois difficiles à supporter.   

Le député Vackat était accusé d’entrer dans l’hémicycle  du parlement national avec un revolver dans l’intention de nuire.

L’accusation ne dissocie pas l’affaire Vackat de celle d’Alfred Yekatom Rombhot qui avait dégainé son pistolet automatique au sein de l’hémicycle et était prêt à tirer pour exprimer son mécontentement à la destitution de Meckassoua.

Pour ces motifs collés à Vackat, le député a croupi trois semaines au Camp de Roux avant de jouir d’une liberté provisoire en plus d’être placé sous contrôle judiciaire jusqu’au 12 mars 2019.

«  Nous devrions faire confiance en la justice de notre pays. Je ne me suis jamais inquiété car je sais d’où vient ce problème que la justice a résolue de manière très impartiale », propos de Thierry Georges Vackat à la sortie de la Cour d’Appel de Bangui

La défense de Vackat, constituée par les avocats inscrits au barreau centrafricain notamment Me Panda, Me Lavou et Me Sombo-Dibele, s’est félicitée de la décision rendue par la Chambre d’Accusation.

« C’est une très bonne décision rendue par la chambre. Le dossier de notre client commun est vide…Nous saluons le courage de ces juges qui ont dit le droit comme il se doit »,  s’est réjoui Me Alette Sombo-Dibele.

La mise en liberté définitive de l’Honorable Thierry Georges Vackat ce matin par la chambre d’accusation de la Cour D’appel a été remplie d’émotion. Les parents et proches de l’accusé l’ont pris dans leurs bras, se laissant aller aux larmes.


Par ailleurs, quelques jours avant la reprise des activités parlementaire du 1er mars dernier, par une correspondance le président de l’Assemblée Nationale demande l’avis de la Cour Constitutionnelle relativement aux cas des députés Rombhot et Vackat empêché provisoirement pour raison d’enquête. Au lieu de réunir la Cour selon les règles de l’art, la présidente de la Cour Constitutionnelle Danielle Darlan s’est contentée de répondre par une simple lettre dans laquelle elle donne son avis en défaveur de Vackat. La lettre autorise le suppléant de Vackat à siéger à sa place.

La rentrée parlementaire du 1er mars  a été aussi marquée par la présence du suppléant de Vackat dans un foulard et le macaron arborant sa poitrine.

Le suppléant de Vackat fait son bagage pour rentrer à Batalimo et en veut à ceux qui l’ont fait venir et le pousser à trahir l’élu de Mongoumba. En effet, à en croire les sources de Kangbi-ndara, entre Vackat et son suppléant Maléavo ce n’est plus le grand amour.

Le député Vackat entend reprendre service le plus rapidement possible et tient à ce que son honneur bafoué dans cette histoire soit rétabli ainsi que ses droits légaux.

La rédaction




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