Création de richesse : trente jeunes centrafricains vivent l’expérience avec Bida Koyagbele

Kangbindara.info/ Bomengo est le nom de la toute première école agricole privée de la République Centrafricaine. Elle est située au bord de la rivière Oubangui dans  le 7eme arrondissement de Bangui. Le centre de formation agricole Bomengo est implantée au sein de la ferme bio Yaka Ti Bida dans le 7ème arrondissement de Bangui. Ce site dispose d’un projet pilote de la culture d’oignon et de tomate. Une initiative du leader de l’Association des Paysans de Centrafrique (APC) Bida Koyagbele.

A l’entrée  du site une pancarte géante avec plusieurs inscriptions indiquant quels types d’activités l’on y mène. Un mât sur lequel l’on voit flotter au rythme du vent les cinq couleurs de la république semble interpeller le visiteur à accorder une place dans sa vie aux travaux agricoles. Ce qui émerveille plus d’un, hormis la vue imprenable donnant sur la rivière Oubangui, est l’immensité de l’étendue sur laquelle Bida Koyagbele et ses trois dizaines d’élèves étendent leurs pépinières d’oignons et de tomate. Dix hectares de pépinières et 98  hectares de grand champs tirent en longueur sur un terrain quasiment plat le long de la rivière. Une zone piscicole pour la production de poissons d’eau douce arbore le fond du grand champs.

Les trente élèves paysans sont issus des huit arrondissements de Bangui et des villes de Batangofo, Kaga Bandoro, Bossangoa, Bangassou, Berberati et Bidou, dont la majorité est constituée des femmes. Ils sont logés et pris en charges sur les fonds propre du Centre Yaka Ti Bida.

La première promotion en cours est baptisée Jean-Luc Mandaba. La formation est dispensée par deux enseignants sur une périodicité de cinq mois. Durant les cinq mois, mes élèves apprennent la théorie et la pratique des techniques agricoles essentiellement le traitement des pépinières. Les pépinières sont entretenues à base d’engrains naturels mis au point par ce même centre. Un laboratoire de recherche bio qui permettra d’évoluer dans des éventuels recherches. L’objectif de  cette initiative est d’élargir la pensée de ses élevés  afin de renforcer l’économie du pays dans le secteur agricole.

« C’est  un centre de formation et de recherche  agricole bio, en tant que leader des paysans Centrafricains l’ambition est de faire de notre pays le grenier de l’Afrique et de l’Afrique le grenier du monde.  Pour cela il faut nos agriculteurs, nos paysans pour qu’ils puissent être en mesure de pouvoir développer des productions bio, d’optimiser la production bio et de produire sur de grandes surfaces qu’on puisse être le grenier de l’Afrique de produire de manière conséquente à grande échelle faire la production de masse, une production respectueuse de l’homme et de l’environnement. Et pour faire face à l’utilisation des engrains chimiques aujourd’hui on a mis en place ce centre de recherche qui permet d’optimisé les techniques de production bio, mais qui permet aussi de faire des recherches sur la vertu de certaines plantes  anti cancérigène et anti paludéenne, pour faire face à l’utilisation des engrains chimiques », explique Bida Koyagbele

Une élève couverte sous l’anonymat exprime sa  satisfaction en ces termes. « Nous sommes vraiment content de ce moment d’apprentissage. C’est une première de voir et de  vivre cela dans notre pays. Nous avons un pays à vocation agricole mais notre perception de le terre, surtout par nous les jeunes, n’honore pas cette immense richesse que nous avons. L’initiative de  Monsieur Bida devrait inspirer nos opérateurs économiques. J’exhorte la jeunesse centrafricaine à s’intéresser à l’agriculture et de gagner  leur ticket d’inscription pour la prochaine promotion qui débutera en Juillet prochain».

La formation agricole chez Bida s’inscrit dans le cadre de préparation de futurs entrepreneurs agricoles centrafricains que le promoteur Bida Koyagbele appelle affectueusement « une nouvelle race de paysans » capable de nourrir, de travailler et de contribuer au développement de la République Centrafricaine.

Les formés  seront sanctionnés par un certificat et vont être associés à la vente des productions de la ferme. Plusieurs kits agricoles et  un prêt financier auprès du Crédit Populaire de Centrafrique à chaque pour chaque élève en fin de formation. Ces moyens leur permettront  de valoriser ce savoir-faire dans leurs régions respectives.

Bida avait quelques mois plutôt invité les migrants africains en difficultés en Libye à venir en Centrafrique qui est « un paradis » et dispose de plus de 20.000 hectares de terre arables.

                                                                                                                   Claire Stéphane KOKANZO




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