Crimes extrajudiciares  : “ Ils faut qu’ils sachent d’abord pourquoi l’OCRB a été créé, quelles sont ses missions et qu’elle était ma mission », Robert Yejoua-Kette

Kangbi-ndara .info/ L’épée de Damoclès est suspendu sur la tête du directeur sortant de l’Office central de répression du banditisme (OCRB). L’Ong Human rights watch (HRW) accuse Yékoua-Kette d’être responsable de 18 meurtres en moins d’une année. Contacté par Kangbi-ndara, l’accusé dit agir conformémement à la mission qui lui était confié.

yekouaL’ex-Dg de l’OCRB dit ne rien craindre s’il doit être traduit devant la justice centrafricaine mais que tout cela sent une supercherie « Ils m’ont contacté pour me poser la question suivante : pourquoi vous portez toujours un chapeau ? Je leur ai répondu que n’est ce pas vous qui m’appelez Chérif ? J’ai commencé à porter des chapeaux depuis mon jeune âge, depuis le lycée donc voyez des choses comme ça », explique Robert Yékoua-Kette.

Pour les crimes dits extrajudiciaires dont il est serait responsable, le militaire de formation et capitaine des Forces armées centrafricaines Robert Yékoua-kette réitère ses propos à RFI: « Ils faut qu’ils sachent d’abord pourquoi l’OCRB a été créé, quelles sont ses missions et quelle était ma mission. Il ne faut pas qu’ils aient les yeux rivés sur Yékoua-Kette en tant qu’individu. S’ils veulent accuser, c’est l’OCRB en tant qu’institution ».

Robert Yékoua-Kette, alors DG de l’OCRB pendant les moments sensibles de la crise centrafricaine, reconnait avoir une prise de position rigoureuse avec les forces internationales en particulier avec la Minusca et quelques fois avec la Mission Sangaris dont il dénonçait le laxisme  en cas des interventions. « Est-ce pour cela qu’ils me fassent cette misère ? », s’interroge-t-il encore.

HRW a publié son article le 27 juin dernier, 20 jours après le limogeage de Yékoua à la tête de l’OCRB. HRW demande aux nouvelles autorités centrafricaines de traduire en justice le directteur sortant de l’OCRB pour avoir tué personnellement une personne et cinq autres qu’il aurait ordonné l’assassinat. L’Ong soutien aussi que les nouvelles autorités centrafricaines ont raison de démettre Robert Yékoua-Kette de ses fonctions du DG de l’OCRB pour les faits qui lui sont reprochés.

Par ailleurs, les crimes commis par des porteurs de tenus sont légions durant les trois dernières années en Centrafrique en raison de la crise. Les forces étrangères en appui à la Centrafrique dans la mission de pacification du pays précisément des soldats français et des casques bleus sont aussi accusés pour meurtres, viols et autres formes de tortures.

Johnny Yannick Nalimo

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