Crise centrafricaine : la France et l’ONU ne laissent pas le choix au peuple

Tant que l’injustice retentira toujours de vive voix, l’opprimé se refugiera chez le Diable. John Fitzgerald Kennedy ne se trompait quand il avançait qu’ « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitable les résolutions violentes ». La Crise centrafricaine, au rythme des évènements actuels, risque de connaitre bien de graves mutations.

La vraie identité de la crise centrafricaine reste cachée et les tournures qu’elle peut prendre du jour au lendemain dépendent incontestablement du positionnement de la France et de la communauté internationale (ONU) en face des attentes du Peuple centrafricain. Entre autres, trois conduites franco-onusiennes constituent un mur et non un pont pour la réconciliation, la paix et la sécurité en République Centrafricaine.

 

  • Le peuple appelle au réarmement immédiat et l’association des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la mission de pacification du pays, la France et l’ONU refusent.

 

  • Le peuple s’oppose à la relocalisation des minorités musulmanes dans le Nord-Ouest du pays faignant de rendre plus difficile le processus de la réconciliation nationale, la France et l’ONU par le HCR et l’OIM rament à contre-courant.

 

  • Le peuple exige des sanctions et des poursuites exemplaires à l’encontre de la galaxie des responsables directs et indirects des massacres perpétrés depuis 2013 à ce jour, la France et l’ONU lésinent un bon nombre pour ne sanctionner que trois individus.

 

Le déphasage sur les objectifs poursuivis des uns et des autres est apparent. Le risque immédiat est que le peuple se lèverait contre les positions françaises en Centrafrique et que la France dans sa légitime défense tournerait ces canons contre ce peuple comme en Cote D’ivoire.

Les alternatives qui peuvent actuellement s’ouvrir pour le bien du Peuple centrafricain ne seront pas les bienvenues pour la France et l’ONU vu les circonstances actuelles marquées par le soutien français aux combattants de la Séléka lors du dernier congrès à Ndélé. Le peuple centrafricain pactiserait s’il le faudra avec les ennemis de la France pour garantir l’intégrité du peuple, du territoire et des richesses ainsi que pour favoriser le retour à l’ordre constitutionnel révolutionnaire, option qui n’arrangerait pas la France très laxiste à la Séléka pour ce que la Ville de Boromata située dans le Nord-est du pays à de plus meilleur (pétrole).

Nonobstant l’importance de la logistique militaire française, les centrafricains sont conscients du fait que le jour où le spectre de la division sera planté au grand jour avec la complicité de la France et des acteurs humanitaires intervenants sous la bannière de l’ONU, la guerre sera inévitable en Centrafrique, et la Centrafrique se tournera assurémment vers d'autres nations puissantes de par leurs capacités économiques à entretenir une guerre de longue durée, contrairement à la France qui se tournera, les premières heures, comme à l’accoutumer vers l’OTAN.

Anatole France ne se trouvait pas cloitré sur un lit en psychiatrie quand il appréciait la loyauté de certains soldats français par les mots suivants : « Il est beau qu’un soldat désobéisse à des ordres criminels ». Cet éveille d’esprit met à l’épreuve la conscience de chaque individu appelé à agir par coercition pour semer le chaos dans une famille, une église, une mosquée ; sur un groupe de personnes ou encore à mettre en péril une nation souveraine telle la République Centrafricaine.

 

Mort de l'âme




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