Crise pressentie : vers le retour des cerveaux de la Séléka au pouvoir en Centrafrique ?

Kangbi-ndara.info/ « Le manège de Bangui tourne, elle est loin de s’arrêter même au prix du sang du dernier centrafricain ». C’est la déduction faite par une journaliste sénégalaise en mission en Centrafrique en apprenant que le complot ourdi contre le régime en place, soutenu par les groupes armés actifs, ramènerait  au pouvoir les cerveaux de la Séléka.

Loin d’être un secret, les noms de certaines personnalités politiques centrafricains, aux affaires durant la gouvernance Séléka et qui aujourd’hui ont rejoint les rangs de l’opposition, reviennent ces derniers temps dans les débats à Bangui. Elles sont citées comme les instigateurs de la crise pressentie que les Centrafricains redoutent et n’oserait revivre même dans les pires cauchemars.

Me Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre de la Séléka, Me Crépin Mboli Goumba, ex-ministre d’Etat et ministre de l’Equipement de la Séléka et Alexandre Ferdinand N’Guendet, ancien président du Conseil Nationale de Transition (CNT) sont cités comme les futurs dirigeants du régime que les bandes armées récemment réunies à Kaga-Bandoro vont porter au pouvoir.

Selon ces informations, les trois plus grandes responsabilités sont partagées. Crépin Mboli Goumba, futur Président de la République ; Nicolas Tiangaye,  Premier ministre chef du Gouvernement et Alexandre Ferdinand N’Guendet toujours au perchoir.

Certains s’interrogent de la non-prise en compte de l’honorable Anicet Georges Dologuele, président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et chef de file de l’opposition dans ce partage de pourvoir.

D’autres observateurs de la vie politique nationale estiment que si le plan militaro-politique ci-dessous s’avère réel et que Dologuele y est marginalisé, il y aurait de fortes chances que le parton de l’opposition s’allie avec le régime en place. Ces observateurs ajoutent que le président de l’Urca n’aurait pas vocation à faire carrière dans l’opposition et moins encore partager le pouvoir avec des personnalités qui dégagent encore le parfum de la plus grande catastrophe de l’histoire de la jeune démocratie qu’est la République Centrafricaine.

Evidemment, s’il y a un choix à faire entre un retour à l’ère Séléka et le régime de Touadera avec tout ce qu’on lui reproche la réponse de 99% des Centrafricains est connue d’avance !

Annette Kouigolet et Jean Sokanou

 

 




Laisser un commentaire