Crise sécuritaire à Bangui : Jean-Jacques Demafouth mis au pilori

Kangbi-ndara.info / Le mystère reste entier sur les causes profondes de la situation ayant replacée la Centrafrique au cœur de l’Actualité internationale depuis le 26 septembre dernier. De la lenteur des forces internationales à intervenir pour mettre terme aux violences de ces derniers émerge bigrement le nom du Ministre Conseiller à la présidence Jean-Jacques Demafouth.

jddBangui va mieux ce samedi 03 octobre 2015 après plus de 5 jours d’inquiétudes et de violences inouïes. Le pic critique ayant atteint la crise est en phase décroissante, hier vendredi 02 octobre 2015, la ville de Bangui grouillait déjà de population à la recherche de vivres, médicaments, et autres. Taxi, taxi-moto, véhicules circulaient. Certains ayant appris que les banques ouvraient ont fait la queue devant des guichets qui  restaient fermés, dommage !

Cependant trois points fondamentaux restent posés avant qu’on ne continue à gérer la crise. De la réponse à ces questions dépendent des solutions intermédiaires.

  1. Qui a assassiné véritablement Men Bachir le jeune conducteur de taxi-moto ?

En tout cas, une certitude, ce n’est pas les anti-balaka. Il y avait fort longtemps que les milices antibalaka avaient été délogées de la proximité de la FNEC par des éléments de la gendarmerie. Le corps du jeune Bachir portais de la boue argileuse blanche. Or, là où le corps a été découvert c’est de la boue latéritique rouge. Mieux, pas de flaque de sang dans les herbes sur lesquelles sa dépouille était déposée, cela veut dire que le sang s’est vidé ailleurs. Le Patrol de couleur blanc, vu par la sentinelle de la villa qui jouxte la FNEC, et qui selon cette source aurait déposé le cadavre de Bachir devrait être retrouvé, l’on soupçonne déjà la provenance…

Les badauds aux abords de l’Avenue menant à l’Aéroport Bangui M’Poko ont monté la vigilance. Ils ont tous vu au petit matin mais ont pensé que c’est des gens qui allaient à la FNEC.

  1. Une multitude d’associations de toutes natures avaient été créés pour le besoin de la cause au Km5

Si certaines associations se disent musulmanes voir islamiques avec des connexions dont on sait… La meilleure, l’ex ambassadeur de France a personnellement contribué à l’émergence d’une association qui porte son nom. Elle foisonne des individus de toutes moralités. Cette association comme bien d’autres ont des activités autres que la cohésion sociale et la réconciliation nationale.

N’ayant attendu la rapidité avec laquelle, ils se sont précipités pour récupérer la mort d’un individu pour investir le 5e arrondissement et le quartier du grand chef Malimaka pour incendier, bruler, dynamité pas moins de quarante maisons, une centaine de mort et autant de blessés par balles. Tout ceci ne peut qu’intriguer immédiatement cette barbarie à réveiller les antibalaka qui ont orienté leur action sur deux pistes : exiger la 3e transition et raser le Km5.

Tout porte à croire que cela a été planifiée mais mal organisé. Comment avoir laissé les milices antibalaka arrivé au Pk 0 pour tenter de prendre la présidence et la radio sous le couvert d’un mouvement citoyen. Pendant trois jours, ni Sangaris, ni Minusca n’ont pointé le nez dehors pour accomplir leur mission du fait que le Représentant spécial de Ban Kimoon à Bangui a plein pouvoir de police de rétablir l’ordre et de protéger  les institutions de la transition.

  1. Qui a autorité à donner l’ordre en dehors du Chef de l’Etat à actionner les forces multinationales au nom du Gouvernement centrafricain ?

A l’évidence, le Premier ministre. Une réunion de sécurité englobant toutes les forces nationales et internationales a été présidée par le chef du gouvernement. La décision a été prise de déployer la Sangaris avec leur logistiques de sécuriser la ville et particulièrement le Km5, l’Aéroport et autres. Pendant trois jours ni Sangaris, ni Minusca dans la ville. Point d’Hélicoptère dans la ville de Bangui. Le ministre de la Sécurité Publique aurait relancé le haut commandement de ses forces en vain. On lui aurait même répondu : « On ne bouge pas ». On apprendra par nos propres investigations que c’est Jean-Jacques Demafouth qui n’est que conseiller à la présidence de la République et non ministre de la République, interlocuteur exclusif de ces forces détenait seul le mandat de le faire. Planqué chez lui à Ngaragba, gardé par le contingent rwandais présidentiel, il a littéralement fermé toutes ses lignes et ne répondait plus. 800 prisonniers dont de grands bandits seront lâchés comme par hasard dans la nature et ceci en face de son domicile. L’ « unique » spécialiste des questions de défense et de sécurité que compte le pays, en occurrence Monsieur Jean-Jacques Demafouth a disparu et a été injoignable. Et en se rendant compte que y a que lui qui puisse faire bouger un Sangaris, un Minusca et non le Premier ministre de la République. Voilà où commence la mal gouvernance et disfonctionnement au sommet de l’Etat. Et cette question doit être réglée au plus tôt au sommet de l’Etat. Quel est le rôle véritable de Monsieur Demafouth, pour qui travaille-t-il, en tout cas pas pour l’Etat centrafricain ni pour le peuple centrafricaine.

Madame Samba-Panza aura beaucoup de défis à relever pour désamorcer les multiples complots toujours en cours. Elle sort affaibli de la crise et naturellement les milices du Km5 et les antibalaka. Le grand perdant c’est le peuple centrafricain. Il faudrait que les commanditaires et les exécutants de ce coup d’Etat manqué répondent de leurs actes. Il y va de la crédibilité de l’Etat et de la nation centrafricaine et de son Etat et de son gouvernement. Des têtes doivent tombés.

Christ Defokia

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