Regain de violence à Bangui : Bida Koyagbélé accuse frontalement et durcit le ton avec la France

Une révolution du bonheur s’impose en Centrafrique

Bida tofC’est en ma qualité de président du mouvement politique des paysans, le Mouvement KITE tout en étant animé d’un profond sentiment de tristesse, mais aussi  de révolte que je me permets au nom des paysans de Centrafrique de présenter mes condoléances aux familles des victime du massacre déclenchés du 26 jusqu’au 30 septembre dernier à Bangui.

Face à la gravité de la situation, nous avons pris un temps de recul pour analyser froidement la situation, en recueillant les faits tout en les soumettant à une analyse froide et objective. A l’issue de cet exercice on se rend compte avec un certain effroi, voir un effroi certain la machiavélique machination dont fait l’objet notre peuple dans la logique d’intérêts obscurs et étrangers à ceux du peuple d’Afrique et de Centrafrique.

C’est aussi sur la base de nos valeurs panafricaines que nous allons apprécier les solutions appropriées à la crise centrafricaine.

Pour ce qui est des faits grâce aux témoignages publiques de plusieurs témoins oculaires chrétiens et musulmans, il s’avère que le corps sans vie de ce frère de confession musulmane recouvert de boue grise que l’on ne trouve qu’au Km5 ou au quartier Sango, bruxelle et Pétevo, a été déposé le Samedi très tôt dans la matinée au quartier combattant par  une camionnette de la force française « sangaris » avec à son bord plusieurs militaires français. Après que la population au petit matin ait découvert le corps gisant à même le sol sans aucune trace de sang autour du corps. Par la suite une autre camionnette de la Sangaris est venue prendre le corps pour l’amener à la mosquée du km5 en expliquant aux frères musulmans de la mosquée que ce dernier venait d’être tué par des chrétiens.

De manière surprenante un groupe d’une soixantaine de personnes de confessions musulmanes parlant pour certains anglais, ne parlant pas la langue nationale le sango pour la plupart, surgirent avec des banderoles armés de grenades, d’armes blanches et de quelques Kalachnikov, feignant d’ètre affectés par ce drame ils  jurèrent de venger ce dernier. Malgré la demande de retenue exprimée par l’imam et certains frères musulmans du quartier, ce groupe se rua dans les quartiers avoisinant peuplés de chrétiens en majorité ( Yakité, Castor) égorgeant, massacrant les populations de ces quartiers porte par porte brulant et faisant exploser à la grenade les maisons.

Pendant plus de 24 heures les forces Sangaris et de l’ONU les ont laissé perpétrer ces massacres, sans initier  aucune  tentative de protection des populations, mais comme ils l’ont laissé entendre ils ont préféré protéger les institutions à savoir la présidence, les proches de la présidente et certains points stratégiques.

Bilan 78 morts, 488 blessés selon les ONG centrafricaines ce en 48 heures. C’est au moment où la population à commencer à s’organiser pour se protéger que les forces françaises et de l’ONU ont pris la peine de protéger ce groupes de criminels et de s’interposer. Jusqu’alors rien n’a été entrepris par les Sangaris et les forces onusiennes pour interpeler ce groupe de criminels djihadistes, qui se trouve jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes à la base de la MINUSCA de l’ancienne usine UCATEX sous haute protection.

La présence de ce groupe arrivé de Bambari il y a deux mois de cela dans des convois de l’armée française avait été signalée par plusieurs notables musulmans du km5, il y a un mois et demi de cela dont monsieur Mandaba, un notable de la Vakaga vivant au km5.

Une analyse rétrospective s’impose pour mieux comprendre la situation.

Depuis plus de deux  mois plusieurs évènements étaient de nature à encourager un embrasement afin de remettre en cause la fragile logique de réconciliation et le processus électoral.

En effet il y a quelques semaines de cela un corps calciné d’un supposé musulman a été amené par les militaires français à la mosquée de Bangui. Ces derniers comme à l’accoutumée laissèrent entendre que ce dernier venait d’ètre tué par des chrétiens, incitant la communauté musulmane à réagir. La sagesse aidant mais surtout à l’issue du dialogue les notables et les leaders des  communautés religieuses ont mis en place un canal de communication afin de prévenir et d’anticiper tout type de situation dramatique. C’est ainsi qu’on a pu éviter de sombrer dans une aveugle et revencharde vendetta  après toutes ces tentatives de provocation d’embrasement de la situation.

Par la suite trois personnes de confessions musulmanes ont jeté des grenades dans un  bar de quartiers à majorité chrétien ( Bimbo et Fatima). Ces derniers après avoir été appréhendés et remis à la police par un valeureux compatriote, ont été déclarés comme fou par les autorités. Grace à ce canal de communication et de concertation entre les communautés, le pire a été évité. Avant d’être remis à la police ces 3  criminels ont avoué avoir été payés par des officiers des services de renseignements des forces françaises en présence d’un officier de renseignement proche de la présidence de la république.

Après avoir été remis aux autorités et déclarés comme fou, aucune suite n’a été donnée à l’enquête concernant ces criminels.

En province comme à Bangui nos filles et nos garçons sont violés  chaque jour que Dieu fait par la force d’occupation Sangaris et les forces des nations unies, qui apportent un soutien logistique aux forces djihadistes de la séléka qui occupe 70% de notre territoire. Ces forces occultes s’acharnent au quotidien sur nos frères paysans, pillant  leurs greniers, violant leurs femmes, les massacrant au passage pour peu qu’ils se plaignent.

 Nos mines d’or et de diamants sont occupées et pillées par les militaires français  de la force d’occupation Sangaris et par les forces djihadistes de la Séléka qui exploitent maltraitent et réduisent quasiment à l’état d’esclavage nos frères Nagbatas (exploitants artisanaux de diamants), contraignant nos frères paysans à cultiver et chercher des diamants pour eux pour ensuite les payer en monnaie de singe. Tout paysan récalcitrant est systématiquement abattu.

Les forces des nations unies s’illustrent au quotidien par des scandales de viols sur mineur, la pédophilie et des  trafics en tout genre de diamants et d’or. Il se développe en Centrafrique une économie de prostitution où l’on contraint nos femmes à vendre leur joli corps pour subsister.

Ces serviteurs du diable ont transformé notre pays ce paradis, en un véritable enfer.

Ainsi force nous est de constater que tout est entrepris pour entretenir une situation chaotique  dans le pays, dans quel but ?

A qui profite le crime ?

Le crime profite d’abord à l’instigateur et à l’auteur qui n’est autre que la France.

Cela participe à une stratégie machiavélique classique de diviser pour mieux régner et exploiter nos ressources. 

Depuis 116 ans soit à l’avènement de la colonisation la France s’évertue en Centrafrique à piller nos ressources, violer nos femmes et nos enfants, massacrer les populations. En effet à l’arrivée des forces d’occupations françaises la population était estimée à peu près à 10 millions d’habitants, en moins de 20 ans 75 % de la population a été décimée passant à 2,5 millions, un véritable génocide.

Tout a été entrepris pour détruire les valeurs et l’organisation socio-économique de notre peuple qui avait son propre système monétaire.

Mais surtout tout était entrepris depuis  pour nous diviser, la stratégie du  « diviser pour mieux régner » était observait par tous les administrateurs et militaires et agents économiques on jouait sur les divisions ethniques sociales et religieuses, en opposant les sultans entre eux, les familles entre elles, les villages être eux, les chefs aux masses paysannes tout en s’appuyant sur des minorités, pour mieux nous exploiter.

Cela fait plus d’un siècle que ça dure, que nous souffrons, qu’ils assassinent nos grands résistants, nos leaders, les serviteurs du peuple, à l’instar des femmes résistantes  Mandjas en 1903 qui furent massacrées car elles avaient osé résister contre le système du travail forcé des hommes de leur région. Puis en 1905 le soulèvement des populations mandjas préférant la mort au recrutement forcé sans compter les autres mouvements de résistance paysanne refusant la barbarie du système colonial de même  qu’en 1907 dans la région de Mobaye furent massacrés des dizaines de milliers de résistants. Le chef banda Barambakigbakié qui souleva toutes les régions de l’Est et du centre contre les forces d’occupation françaises et plus de 500 000 personnes furent massacrées. En 1909 le Chef Vidri Magboco et d’autres chefs de résistance gbayas saras kabas, gboubou, sango, yakoma, Mgbaka, Ali furent assassinés, jusqu’à l’avènement de la plus grande guerre anticoloniale avant la seconde guerre mondiale, qui inspira plusieurs mouvements de lutte anticoloniale, comme le mouvement de Hochi minh au vietnam, Nkuamé Nkruma  au Ghana, Marcus Garvey, B Boganda et les résistants algériens : La guerre du Kongo wara (1928 1935). 

Le chef de cette guerre de résistance Karinou fut tué quelques mois après avoir initié cette guerre, mais il avait préparé ces frères à continuer à résister après sa mort, ce qui surprit les forces d’occupation qui avait pour stratégie d’éliminer les leaders pour neutraliser les mouvements de résistances. Après sa mort la résistance dura 7ans et donna lieu à des massacres d’une barbarie sans nom perpétré par la France. D’autres leaders prirent le relai dont Boganda qui préféra mener pacifiquement cette lutte mais fut assassiné en 1959 par les autorités Françaises.

Par la suite des potentats locaux furent imposés par Paris après que le premier président Dacko ait accepté de signer des accords que Boganda ne voulait pas signer mettant toutes nos ressources au profit de la France, tout en lui laissant le soin de gérer les attributs de notre souveraineté, l’armée la monnaie, mais surtout la définition de notre système éducatif, clé du développement.

Depuis lors Paris impose au peuple des hommes au service de ses  intérêts, qui pour peu qu’ils ne puissent plus être en mesure de les servir, ces derniers étaient systématiquement destitués par une armée  formée par elle pour servir ses intérêts. Après que l’armée ait été déstructurée par Bozizé qui fit former une bonne partie de cette armée hors de France pour éviter que paris l’utilise encore une fois pour déstabiliser son régime, la France n’ayant plus de contrôle sur cette armée, qu’elle a tenté de diviser sur la base de considérations ethniques, eut recours au service de mercenaires soudanais, tchadiens et de djihadistes à l’instar de la LYBIE et de la Syrie, pour destituer Bozizé et imposer leur candidat à l’issue d’une transition dirigée par les djihadistes de la Séléka.

Le but était d’empêcher aux chinois d’exploiter les gisements de pétrole de Centrafrique, en imposant à Bozizé des conditions inacceptables d’exploitation de ce pétrole, à savoir l’exclusivité de l’exploitation par des sociétés françaises dont TOTAL en offrant 90% du capital aux sociétés françaises et 10% à l’état Centrafricain .

Tout ceci pour dire que la France mène une guerre du pétrole en RCA, afin d’imposer son candidat qui accepterait ses conditions. Malheureusement ses candidats sont impopulaires  car ce peuple qui a tant souffert  ne peut accepter ces conditions et souffrir plus longtemps sous la férule du néocolonialisme français et de ses relais locaux.

D’autre part cette situation de Chaos est entretenue par la France dans le but de contraindre  le peuple centrafricain d’accepter ses conditions en échange de la paix.

Croyez-moi chers compatriotes la véritable paix rime avec la liberté et la dignité d’être heureux chez soi, mais il faut se battre pour en jouir.

Les forces djihadistes de la Séléka sont maintenus comme une épée de Damoclès sur le peuple centrafricain afin de contraindre le peuple à accepter l’inacceptable.             

Aujourd’hui ces derniers posent un problème de sécurité majeure en Centrafrique et en Afrique avec une autre nébuleuse terroriste la LRA entretenue depuis 28ans par la France depuis la RCA pour déstabiliser l’Ouganda et le Sud-Soudan.

C’est en cela que tout est entrepris pour nous diviser et entretenir la crise le temps que la France puisse être en mesure d’imposer au peuple centrafricain quelqu’un au service de ses intérêts. Voilà ce qui l’amène à tenter de nous diviser sur la  bases de considérations religion-communautaires.

Voilà ce qui l’amène à provoquer l’embrasement, le chaos en RCA, pour justifier aussi sa présence, diviser le peuple et continuer à piller.

En conséquence j’accuse la France d’avoir assassiné ce jeune frère musulman et d’avoir jeté le corps dans le quartier de combattant.

J’accuse la France d’avoir amené le corps à la mosquée du Km5 pour embraser délibérément la situation.

J’accuse la France d’avoir amené et de protéger jusqu’à ce jour, ce groupes de mercenaires proche de la Séléka, afin de commettre ces massacres du 26 Septembre afin d’entretenir le chaos en RCA.

J’accuse la France d’apporter un soutien logistique aux forces djihadistes de la Séléka et de la LRA dans le but de déstabiliser la RCA et d’imposer à terme une partition du pays.

J’accuse la France de promouvoir aux nations unies un projet de partition de la Centrafrique.

J’accuse la France de contraindre les nations unies à jouer le jeu de ses intérêts

J’accuse la France de peser de tout son poids pour empêcher la réhabilitation de notre armée qu’elle n’est plus en mesure de contrôler, afin de créer une armée au service de ses intérêts.

J’accuse la France d’être responsable de la crise centrafricaine

J’accuse la France d’être responsable du malheur de ce peuple depuis plus d’un siècle à travers un odieux système colonial et néocolonial.

 Chers compatriotes soyons clairvoyants et courageux, affrontons notre destin ensemble, chrétiens musulmans, animistes, kimbaguistes etc.

 Luttons ensemble  pour le bonheur du peuple d’Afrique sur ces terres africaines.

Luttons ensemble chrétiens, musulmans animistes, ngakolistes, kimbaguiste pour le bonheur de notre peuple

Luttons ensembles chrétiens musulmans, animistes, ngakoliste, kimbaguistes pour chasser les forces d’occupations françaises, qui ne disposent d’aucun mandat légal et légitime.

Luttons ensemble ngakolistes, animistes, chrétiens et musulmans pour neutraliser tous ceux de nos frères qui se compromettent au service des intérêts de la France contre les intérêts du peuple d’Afrique et du peuple de Centrafrique.

Luttons ensemble  ngakolistes, animistes, chrétiens et musulmans pour rebâtir un beau et grand pays où nous pourrons tous vivre en sécurité dans la paix  l’harmonie et la démocratie.

Pour ce faire une révolution pour le bonheur de notre peuple s’impose.

Cher compatriotes rejoignez vos frères paysans révolutionnaires du mouvement KITE pour qu’ensemble nous puissions nous libérer du joug du néocolonialisme français et initier la « révolution ti Bomengo » (révolution du bonheur en sango) pour le bonheur du peuple et des paysans.

En conséquence nous exigeons dans un délai de 2 semaines le retrait des forces d’occupation françaises. De même nous exigeons des explications des autorités françaises sur leur implication dans la crise.

D’autre  part nous exigeons réparations pour les crimes perpétrés en RCA par la France.

Nous exigeons que les 80 odieux  criminels militaires français, présumé coupables de viols et  de viols sur enfants en Centrafrique dans le cadre de la mission des nations unies,  clairement identifiés soient remis à la justice centrafricaine.

Nous demandons aux associations de défense de droit de l’homme et aux familles des victimes de s’associer avec l’association des paysans centrafricains APC dans le cadre d’une procédure judiciaire contre la France à la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

Exigeons des nations unies qu’ils remplissent immédiatement leur mission à savoir le désarmement forcé des forces terroristes et djihadistes et autres forces non conventionnelles, sur toute l’étendue du territoire.

Exigeons la levée partielle de l’embargo sur les armes au profit des FACA (Forces armées centrafricaines)

Exigeons que les armes saisies jusqu’alors soient remises aux FACA (forces armées centrafricaine)

Exigeons que ce groupe de criminels ayant perpétré les massacres du 26 Septembre sous protection onusienne à la base de la MINUSCA à UCATEX soit remis à la justice centrafricaine.

Exigeons la démission immédiate des autorités de transition qui se sont illustrés par leur incompétence, leur cupidité et toute sorte de forfaits, allant du tribalisme au népotisme en passant  par le détournement de biens publiques et aides destinées à l’état centrafricain.

Exigeons que les autorités soient jugées pour leur complicité dans certains crimes commis à l’encontre de la population, pour haute trahison en bradant nos intérêts à la France.

Exigeons que les autres responsables de crimes soient jugées.

Exigeons que monsieur Demafouth et ses complices revendiquant les massacres de Fatima soient remis à la justice centrafricaine et jugés, de même il devra répondre des massacres de Kembé en Octobre 1999.

Le cas échéant nous prendrons nos responsabilités

Demandons à l’union africaine de s‘impliquer plus significativement dans la résolution de la crise en Centrafrique, qui peut être de nature à déstabiliser le continent, en y envoyant des troupes aguerris de pays disposant de puissantes armées, disciplinées et structurées, ayant fait leur preuve dans l’histoire dans la pacification, l’unification de l’Afrique.

Ainsi nous encourageons le peuple à observer le mot d’ordre de désobéissance civile lancée par la société civile.

Demandons aux paysans de Centrafrique de s’inscrire dans cette même logique.

Demandons aux FACA et aux patriotes de se joindre au processus révolutionnaire qui aura entre pour but d’imposer la sécurité, la paix et l’ordre révolutionnaire par la force.

Cet ordre révolutionnaire aura pour vocation d’imposer de gré ou de force la paix, la sécurité à tous, d’offrir une éducation gratuite de qualité à tous, un système de santé gratuit pour tous, de l’eau potable gratuite pour tous, de l’énergie gratuite pour tous, à l’instar de pays moins riches que nous à l’exemple de Cuba ou la Lybie d’autrefois. La révolution offrira  du travail pour tous  et un environnement décent à tous, afin de contribuer  à bâtir ensemble au nom du panafricanisme, Chrétiens musulmans, animistes ngakolistes kimbaguistes) une puissante et prospère Afrique au cœur de celle-ci.  Ce dans l’harmonie. De même la révolution ti Bomengo initiera une révolution agricole, une révolution industrielle et des services au profit du bonheur de tous.

Chers compatriotes, personnes ne se battra à notre place, comme nos frères du Burkina l’ont révélé, rien ne peut s’opposer à un peuple uni.

Concernant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes les principes fondamentaux de la chartre des nations unies, rien, ni personne ne peut se substituer à notre Souveraineté. Cela veut donc dire que nous sommes un peuple souverain, rien, ni personne n’a le droit de nous imposer quoi que ce soit. Nous devons remettre en cause le système néocolonialiste français qui nous exploite, nous avilit et nous humilie au quotidien, c’est le prix de  la liberté et du bonheur.

Exploitons nos ressources au profit de notre bonheur

Cher compatriotes prenons en main notre destin révolutionnaire pour le bonheur de notre peuple et de l’Afrique.

Ils ont fait de notre pays un enfer, nous en ferons un paradis

Que dieu et nos ancêtres bénissent notre peuple,

Que dieu et nos ancêtres Bénissent la Centrafrique

Que dieu et nos ancêtres bénissent l’Afrique

Vive la révolution ti Bomengo ou la révolution du bonheur

Ensemble au nom du panafricanisme nous vaincrons

Fait à Araré le 4 octobre 2015

Le paysan Bida KOYAGBELE

Président du mouvement KITE

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