Déclaration d’ANA-Centrafrique relative au retrait du Contingent Mauritanien de la MINUSCA

La Bible est claire : on reconnait un arbre par ses fruits. L’arbre qui ne produit pas de fruits doit être coupé et jeté au feu.

Le Peuple centrafricain et ses Autorités sont appelés à conjuguer avec la Communauté internationale, l’église, la mosquée et autres pour remettre le pays sur les rails et préserver l’essentiel à savoir : l’unité nationale et la paix. Seulement, « si les batteurs de mil se cachent mutuellement les poils de leurs aisselles, le mil ne sera jamais propre », dit un proverbe africain.

ANA-Centrafrique fait sienne la réflexion d’Amadou Kourouma relative à la prévention de la trahison en ces termes : « il faut débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traitre avant qu’il inocule son venin ».

Pour sa malléabilité hautement criminelle,  le Contingent Mauritanien devient la coqueluche du Chef des Opérations Militaires de la MINUSCA.

Les Autorités militaires de la MINUSCA prévoient de remplacer les Contingents Rwandais et Burundais à Ndomété et Kaga-Bandoro par les casques bleus de la Mauritanie.

ANA-Centrafrique sonne le cor pour dénoncer les stratagèmes du Chef des Opérations Militaire de la MINUSCA afin de mettre un terme au tourisme du contingent Mauritanien en République Centrafricaine pour les raisons ci-dessous:

  • Le Contingent Mauritanien de la MINUSCA est inexpérimenté dans les opérations de maintien de la paix. Les casques bleus Mauritanien ne sont qu’à leur première mission à l’étranger. Outre les complots, cet inopérant contingent ne peut protéger les civils dans la Préfecture de la Ouaka et la Basse Kotto;

 

  • Les casques bleus mauritaniens dans la Ouaka ne peuvent dissuader le ganache groupe terroriste de l’UPC qui répand la terreur dans la localité. La MINUSCA couvre cette révulsant faiblesse sous le prétexte que le Contingent Mauritanien n’a pas autorisation de son pays de combattre;

 

  • L’Eglise Catholique de Centrafrique a retenu l’inaction du Contingent Mauritanien qui a facilité le massacre des populations civiles par les terroristes de l’UPC. Une des conséquences de la passivité des casques bleus dans la Ouaka est la réaction de l’Eglise Catholique invitant ses fidèles à ne pas célébrer la journée du  1er Décembre, fête nationale ;

 

  • Pire, le Commandant des casques bleus Mauritaniens dans la Préfecture de la Ouaka pratique la fornication avec une des nièces du chef terroriste nigérien Ali Ndarassa. Cette conduite est intolérable et criminelle;

 

  • A l’entrée de Bambari en juin dernier, les casques bleus de la Mauritanie avaient failli offrir en holocauste un bataillon des Forces armées centrafricaines (FACA) accompagné d’une poignée d’instructeurs russes;

 

  • Le choix de la Mauritanie, inexpérimentée, en lieu et place de l’Angola, habitué à des combats, était fait à dessein par le Commandement des Opérations Militaires de la MINUSCA. Ce choix ne conforte que la position de la MINUSCA et non celle du peuple centrafricain;

 

  • Le Commandement des Opérations de la MINUSCA a malicieusement confié aux casques bleus Mauritaniens la zone à forte activité terroriste comme la Préfecture de la Ouaka pour les résultats que nous déplorons tous aujourd’hui;

Vu la gravité des faits ci-dessus, ANA-Centrafrique déduit que le Contingent Mauritanien de la MINUSCA fait honte à l’Afrique et à la mission de l’ONU en République Centrafricaine.

ANA-Centrafrique exige avec la dernière énergie le retrait du Contingent Mauritanien du pays. La Mauritanie peut être remplacée soit par le Burundi, le Rwanda ou le Portugal qui sont prêts à agir pour le maintien de la paix dans la Ouaka et autres.

Par cette déclaration ANA-Centrafrique prend à témoin l’opinion nationale et internationale du grand complot ourdi par le Commandement des opérations de la MINUSCA et le Contingent Mauritanien dont les conséquences devraient nous interpeller tous.

Considérant les principes universellement établis, ANA-Centrafrique de synergie avec quelques organisations de la Société Civile centrafricaine porterons plainte auprès de la justice internationale contre les complices de l’UPC et autres groupes terroristes.

ANA-Centrafrique s’oppose au remplacement des casques bleus Burundais, Rwandais et Portugais dans les zones des activités terroristes entre autres à Mbrès, Séko, Kaga-Bandoro et Ndomété.

ANA-Centrafrique partage la conviction africaine suivante : « Celui qui doit vivre survit même si tu l’écrases dans un mortier ».

La République Centrafricaine n’est pas sortie de terre sous un baobab, elle ne mourra pas arbrisseau.

Fait à Bangui, le 30 novembre 2018

Le Président National

Johnny Yannick NALIMO

 

 

 

 

 

 

 

 




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