Découverte : une plante bactérienne qui défie une légion de maladie à Bangui

Kangbi-ndara.com / Véritable solution contre les maladies tropicales et autres, la spiruline, une plante de la famille des algues, riche en  élément nutritif, régénère le système de défense de l’organisme humain. Pour ses vertus médicinales prouvées, médecins et autres agents de santé la cultivent et la conseillent à leurs patients déjà à Bangui, capitale centrafricaine.

IMG_20150507_091413Le kilogramme de la spiruline coûte 25.000 francs CFA (soit environ 39 euros) et seulement 4 antennes la cultive de manière artisanale à Bangui. 

Cette plante aquatique scientifiquement appelée Arthrospira platensis résulte d’un mélange de produits pharmaco-chimiques notamment de l’engrais, de l’urée, du magnésium, du potassium, du fer, du sel et du natron, équivalent du bicarbonate. La solution diluée dans l’eau pendant 3 jours donne vie à des micros bactéries de couleur verte capables de combattre différents microbes et virus dans le corps humain.

Victor N’Guérengou, dix ans d’expérience de culture de spiruline, actuellement en charge des 5 petits bassins bactériens du centre sanitaire de Saint-Paul à Bangui, de révéler que ce remède comestible réagit de façon étonnante dans l’organisme de l’homme, « elle lutte contre plusieurs maladies à savoir : la malnutrition, la tension artérielle, l’anémie, la gastrite, le diabète, la tuberculose et elle ralentit également le développement du virus du Sida par le renforcement du système de défense de l’homme ».

Marguérite, sœur catholique et directrice du centre de santé de Saint-Paul, se plaint de ne produire aujourd’hui que 700 grammes de spiruline par jour contre 3500 grammes dans le passé. Une quantité jugée trop insuffisante par la religieuse pour faire face aux différents cas de maladies, dont de nombreux enfants malnutris, que son centre enregistre au quotidien. « C’est un remède très efficace contre la malnutrition. Nous avons soigné de nombreux enfants et nous continuons de le faire. Seulement, nous ne pouvons le faire comme avant, nous avons été touchés par la crise. Aujourd’hui, il est difficile pour nous de faire face aux malades avec cette faible quantité », explique-t-elle.

Jusqu’ici, la prescription de la spiruline dans les centres sanitaires et hospitaliers en République centrafricaine n’est encore autorisée par le ministère centrafricain de la santé mais l’espoir du médecin en charge du centre sanitaire Saint-Paul est de vulgariser la consommation de ce produit végétale en Centrafrique pour le plus grand bien de personnes malades.

Johnny Yannick Nalimo

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