Nomination : un mercenaire tchadien de l’UPC nommé ministre conseiller à la présidence centrafricaine

Kangbi-ndara.info/ Hassan Bouba,  coordonnateur politique de l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) est nommé, hier 10 octobre 2017, par le Président centrafricain Faustin Archange Touadera ministre conseillé à la présidence de la république.

Qui est Hassan Bouba ?

De ce que révèlent les investigations de Kangbi-ndara, Hassan Bouba est né au Tchad voisin. Il a fréquenté l’école coranique Malick Faysal à N’Djamena, la capitale tchadienne. Des années plus tard, il s’est fait recruter comme enseignant de la langue  arabe à Bertoua au Cameroun. Il a passé quatre ans à Bertoua avant de rejoindre les rangs de la milice de Baba Laddé.

Il s’est joint à la séléka en 2012. Après la perte du pouvoir par cette nébuleuse rebelle, Hassan Bouda et Ali N’Darassa ont lancé en 2014 la rébellion qui continue de verser du sang innocent dans l’est du pays dénommé UPC dont-il en est le coordonnateur politique.

D’après les informateurs bien informés de Kangbi-ndara, hassan Bouba ne parle ni ne comprends le sango (langue nationale centrafricaine). Il se débrouillerait bien en français ce qui lui a permis d’assurer la liaison entre l’UPC et l’Ambassade de France en Centrafrique.

En effet, Hassan Bouba a, au nom de l’UPC,  a signé le  09 octobre 2017 un accord de cessez-le-feu entre les bandes armées puis un accord de coalition avec la branche du FPRC dirigée Abdoulaye Hissen dit « l’Homme fort de Bria ». Lesdits accord ont été signés lundi dernier à Hippi dans le centre-est de la Centrafrique.

Le 10 octobre 2017, Hassan Bouba est promu au rang de Ministre Conseiller au Cabinet du Président de la République Faustin Archange Touadera.

Vagues d’impressions…

A Kangbi-ndara, une source anonyme de révéler que l’ombre de l’Ambassade de France en Centrafrique serait derrière le décret nommant Hassan Bouba.

En recoupant cette information, Kangbi-ndara a pu joindre Souleyman Daouda, vice-président du Comité Consultatif de Suivi du DDR, R pour son impression. Ce dernier s’est révélé incompétent de porter tout commentaire sur une décision soumise à la discrétion du Chef de l’Etat avant de conseiller à Kangbi-ndara de se rapprocher du porte-parole de la présidence.

Plusieurs autres personnes contactées de s’interroger sur la nature des promesses tenues au peuple par le régime en place lors des campagnes électorales. Lesquelles promesses excluent toute collaboration avec les groupes armés.

Déjà plusieurs représentants de bandes armées figurent dans le gouvernement Sarandji 2 et avec la nomination de Hassan Bouba que resterait-il à ce régime des paroles d’honneur données ?

Kangbi-ndara

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