Décret portant nomination des préfets : un français boude le procédé gouvernemental

Kangbi-ndara.info/ Faire appel à quelques officiers des Forces armées centrafricaines (FACA) pour exercer en qualité de préfets dans des zones stratégiques n’est pas la démarche politique appropriée pour restaurer l’autorité de l’Etat en Centrafrique. C’est le point de vue personnel d’un haut cadre de l’Armée française en mission en République centrafricaine.

 « Je pense que ce n’est pas le bon remède. A leurs places (ndlr, des préfets militaires), je ne verrais vraiment pas quoi faire. Ce n’est pas ma vocation première », se désole ce colonel français.

Pour ce militaire français, dont les missions en Afrique visent essentiellement les pays en conflits, le contexte sécuritaire ne cadre pas encore à ce genre de déploiement.  Il argumente très brièvement en évoquant un malaise susceptible de naitre entre les préfets militaires et les bandes armées encore actives dans la majeure partie du pays (12 préfectures sur 16) du fait que le processus du désarmement n’est pas encore au point.

Contrairement, l’opinion nationale est plutôt favorable  à la démarche politique de Touadera et de son gouvernement. La position centrafricaine se justifie bien évidemment par la fragilité du tissu sécuritaire mise en valeur par le français mais essentiellement par l’incompréhension persistante de la nature véritable des missions des forces étrangères encore dans le pays.

 Le décret portant nomination ou confirmation des Préfets en République centrafricaine en question date du 23 août 2017.

Kangbi-ndara

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